Célébration ce 16 octobre de la journée mondiale du pain, un aliment très consommé dans le monde. Croustillant, dur, aux céréales, aéré, noir, croquant, tendre, blanc, complet ou tressé : le pain existe dans une infinité de déclinaisons. Un incontournable de nos tables.
Cette journée rend hommage à cet aliment qui occupe une place particulièrement importante dans notre alimentation, tant sur le plan culturel que gastronomique.
A cette occasion, la rédaction de POURELLE.INFO a décidé de parler de cet aliment qui fait partie des denrées alimentaires les plus consommées quotidiennement au quotidien.
Elle a fait un zoom sur une vendeuse de pain dans la commune de Bandalungwa, sur la commercialisation de cet aliment.
La hausse du prix de pain dans la capitale congolaise depuis plusieurs mois déjà, pénalise le gain des femmes qui exercent ce petit commerce.

Suite à la dépréciation du franc congolais face au dollar américain, le prix de différente qualité de pain ont pris de l’ascenseur. Cette situation a occasionné la réduction du grammage des pains.
Lucie NSENGA qui n’a pas voulu afficher son visage a évoqué le prix cas des différents sortes de pain.
« Le pain appelé communément “pistolet” se vend aujourd’hui à 400 Francs congolais alors qu’il coûtait il y a quelques mois encore 200 FC. Le carré qui se vendait à 500 FC se négocie aujourd’hui à 750 FC. Ainsi, plusieurs clients réfléchissent à deux fois et d’autres choisissent le pain fabriqué par des boulangeries de fortune pour manger du pain», a-t-elle raconté.
Cette vendeuse de Bandalungwa nous a également informé que pour aider les congolais qui ont un faible pouvoir d’achat, cette grande société a produit un petit pain similaire qui se vend à 300 fc mais avec un grammage faible. Pour Lucie NSENGA, il est difficile que même un enfant puisse être rassasié après avoir consommé ce pain.
« Le pain appelé communément “kanga journée” est acheté par un grand nombre de clients, mais nous regrettons cependant la diminution de son grammage. L’usine ne réagit même pas à nos réclamations», indique Lucie NSENGA.

Celle-ci a souligné que le pain carré de cette usine n’est plus bon à manger, puisqu’il n’a plus un bon goût selon les témoignages de certains clients.
Abordant la question sur les bénéfices, Lucie NSENGA révèle qu’aujourd’hui par rapport à 5 ou 10 ans passés, les bénéfices, les ventes et les commandes ne sont plus les mêmes. « Parfois, on ne gagne que 5000fc le jour comme bénéfice », alors qu’avant, le commerce de pain avait 100% de bénéfices, a-t-elle dit.
Notez que la ville de Kinshasa ne possède que deux usines de panification modernes reconnues par l’État congolais.
D’autres citoyens congolais ont également ouvert de petites boulangeries artisanales dans différents quartiers et gagne en clientèle.
Dave NGONDE
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