Une nouvelle attaque armée a coûté la vie à une femme dans la ville de Beni, au Nord-Kivu. Le drame, survenu dans la nuit de mardi 27 à mercredi 28 janvier 2026, relance les inquiétudes sur la recrudescence de l’insécurité dans cette région. La victime a été tuée par des hommes armés dans la cellule Mangothe, au quartier Mambango, en commune de Bungulu, dans la ville de Beni, chef-lieu provisoire du Nord-Kivu.

D’après des témoignages recueillis sur place, les assaillants, qui étaient nombreux, se seraient d’abord trompés de parcelle avant de se retrouver dans une concession voisine. Ils auraient ensuite passé un appel téléphonique afin d’obtenir l’adresse exacte de leur cible.

« La victime, Kavira Aline, mère de famille, a supplié les assaillants de lui laisser la vie sauve. Ils lui ont tiré une balle à la jambe puis à la poitrine, la laissant avec son bébé d’un an », a confié un voisin au micro de notre reporter.
À la suite de cet assassinat, un défenseur des droits humains a appelé les autorités compétentes à s’impliquer pleinement afin que les auteurs de cet acte criminel soient identifiés, arrêtés et traduits en justice. Patrick Kapanga insiste sur l’application rigoureuse de la loi contre les bourreaux.

Ce nouveau cas vient s’ajouter à une série d’attaques enregistrées ces derniers temps dans la région de Beni, où l’insécurité demeure préoccupante. Les services de sécurité sont appelés à renforcer les mesures de protection afin de garantir la sécurité des populations et de leurs biens.
Esaïe Kyalwahi / Nord-Kivu
