Gestion du cycle menstruel dans le sport: « Un problème à gérer avec les responsables des fédérations ››, confient les sportives congolaises 

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Ignorés, minimisés, voire passés sous silence, les effets du cycle menstruel se font sentir chez un grand nombre de sportives de haut niveau, dans tous les 5 continents.

Ces dernières font face aux troubles d’humeur et du sommeil, de maux de tête, crampes et douleurs dans le ventre, bouffées de chaleur, vomissements, flux abondants, prise de poids et autres. 

Autant de symptômes ou de répercussions qui sont susceptibles de gêner la pratique du sport chez les femmes. Cette situation a sans doute tout son impact dans la carrière de plusieurs athlètes en RDC.

Interviewée par le premier média des femmes en RDC depuis la ville de Bangkok en Thaïlande, la porte-étendard de la République Démocratique du Congo aux derniers Jeux Olympiques de Tokyo 2020, la boxeuse Marcela SAKOBI a révélé que le problème de la gestion du cycle menstruel est un sujet majeur qui a un impact dans la qualité de prestation des sportives.

Dans sa fédération ( fédération de boxe congolaise) par exemple, le coach ou l’équipe médical en parle avec insistance à toutes les athlètes en leur rappelant toujours d’avoir des bandes hygiéniques :

« C’est un son de cloche qui a toujours retenti dans nos oreilles venant du coach, du staff technique et de l’équipe médical sur ce sujet. Déjà avant que nous puissions aller en compétition ou en voyage, le coach nous rappelle toujours qu’il faut avoir les bandes hygiéniques. Cependant, la gestion du cycle menstruel n’est pas un problème qu’on gère en tant qu’athlète, parce qu’il y’a des athlètes qui ont des règles très compliquées. Dommage qu’ il n’y ait pas une politique de gestion stricte  pour cela, d’où  personnellement nous les prévoyons seulement », a-t-elle raconté.

Le manque d’une politique de gestion de cycle menstruel dans le monde sportif est donc décrié, car celui-ci reste un élément essentiel qui élève le sens de responsabilité des femmes athlètes congolaises en matière de santé sexuelle.

Divine KANDOMBA, athlète congolaise du 400 m, en appelle au sens de responsabilité :

« Lorsque nous savons que nous sommes en période d’ovulation, en tant qu’athlètes, nous sommes appelés à avoir un sens de responsabilité. Nous prévoyons toujours les bandes hygiéniques parce que le club n’est pas Dieu pour le savoir. Sinon, les responsables des clubs se préparent également en conséquence en mettant parfois à notre disposition ces effets », a-t-elle dit.

Une politique de gestion du cycle menstruel est donc une chose très importante dans la pratique et le développement du sport féminin. S’y pencher le plus rapidement possible serait l’idéal.

Aggée CHUGA

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