À l’approche de la Coupe d’Asie féminine 2026 (AFC Women’s Asian Cup), un mouvement inédit a émergé dans le football asiatique. La fédération mondiale des joueuses, FIFPRO Asia/Oceania, vient de publier un rapport appelant à l’égalité des conditions, des régimes de rémunération et des primes entre femmes et hommes dans ce tournoi continental.

Les joueuses de sept des douze nations participantes ont signé une lettre commune adressée à la Confédération asiatique de football (AFC), défendant une vision en quatre points :
des réglementations identiques pour les compétitions féminines et masculines; une égalité des primes; une distribution directe d’au moins 30 % des primes aux joueuses; et la co‑conception d’un programme d’héritage pour accélérer la professionnalisation du football féminin dans la région.

Les données commerciales montrent que le tournoi 2026 pourrait générer jusqu’à 82,4 millions USD de revenus grâce à un intérêt croissant, un engagement des supporters et la vente de billets. Pour les joueuses, cela représente une opportunité de redéfinir la valeur du football féminin en Asie et de combler les écarts persistants avec les compétitions masculines.
La demande d’égalité intervient dans un contexte où les conditions de jeu, la qualité des installations et la rémunération sont encore jugées insuffisantes par de nombreuses joueuses, malgré un intérêt et une compétitivité en forte croissance.

La Coupe d’Asie féminine 2026, qui débute le 1ᵉʳ mars en Australie, pourrait devenir un tournant pour la justice et l’égalité dans le sport en Asie.

Aggée CHUGA
