Le média POURELLE.INFO , dans sa mission de faire découvrir et de promouvoir les femmes en République démocratique du Congo et dans le monde, a échangé avec une femme africaine de nationalité tchadienne, vivant à Ndjamena. Celle-ci évolue dans le domaine du tricotage, une activité économique de plus en plus rentable de nos jours.
Zenaba HAROUN est titulaire d’un master en Relations Internationales, jeune femme entrepreneure évoluant à N’Djaména, la capitale politique et la plus grande ville en république du Tchad.

En ce qui concerne son parcours académique, Zenaba HAROUN est licenciée en Droit privé de l’Université de Yaoundé II (SOA), formation qu’elle a suivie de 2017 à 2021. Elle a ensuite poursuivi un Master en Relations Internationales option Intégration Régionale et Management des Institutions Communautaires de 2021 à 2023. Elle ne s’est pas arrêtée aux études universitaires ; elle a également suivi des formations continues pour investir dans son capital humain.
« J’ai suivi de nombreuses formations dont les plus récentes sont en leadership féminin et leaders africains pour la paix. Gestion de stress pour la prise de parole en public, techniques de gestion de conflits, management des organisations et institutions sont les compétences que j’ai acquises », a-t-elle fait savoir.

Au-delà de ses nombreuses compétences, elle a également développé l’art du tricotage, qu’elle a transformé en une activité rentable et en véritable opportunité de croissance entrepreneuriale.
« Ayant constaté que nos marchés sont inondés de produits importés, notamment la friperie, je me suis dit : pourquoi ne pas produire localement et consommer ce que nous fabriquons ? C’est dans cette optique que j’évolue dans ce secteur », a expliqué Zenaba, la tricoteuse.
Comme toute passion a son origine, la sienne aussi est née d’un déclic :
« J’ai commencé en 2021, d’abord avec les paillassons. Puis, l’idée de tricoter m’est venue grâce à une amie. Je me suis dit : pourquoi ne pas essayer ? Aujourd’hui, c’est devenu une véritable passion. En février 2025, j’ai même présenté une collection lors du défilé Youth Fashion », a-t-elle raconté.

Zenaba HAROUN a également souligné ce qui rend ses créations uniques et différentes de celles des autres : elle ne se limite pas au simple fait de tricoter.

« J’essaie de combiner le crochet avec la couture. J’ajoute aussi des accessoires pour apporter une touche personnelle à mes réalisations », a-t-elle expliqué.

Son plus grand souhait est de voir son activité évoluer :
« Je suis encore à mes débuts, j’essaie de me démarquer et de trouver ma place. Ce n’est pas encore une grande entreprise, car je travaille depuis la maison et je gère mes commandes via ma page Facebook. Mais j’espère qu’avec le temps, cela deviendra une véritable entreprise, au sens plein du terme », a-t-elle confié.
Comme mentionné ci-dessus, la jeune entrepreneure tchadienne en est encore à ses débuts, mais elle s’en sort plutôt bien. Cependant, elle fait face à certains défis, notamment dans un contexte culturel où beaucoup considèrent encore le tricot comme une activité basique, sans mesurer la valeur qu’un simple crochet et une pelote de laine peuvent avoir entre les mains d’une passionnée.
Zenaba souligne que son activité contribue déjà à l’économie locale, car elle valorise le savoir-faire artisanal. À long terme, elle envisage de recruter d’autres personnes pour travailler avec elle, participant ainsi à la lutte contre le chômage dans son pays.

N’ayant pas encore l’adresse physique pour ses créations, elle arrive à gérer ses activités grâce à ses pages sur les réseaux sociaux.
Pour toutes les informations concernant la talentueuse Zenaba HAROUN, vous pouvez la suivre sur ses différentes pages :
Facebook: https://www.facebook.com/profile.php?id=100066949805239
Divine LUKOMBO
