Enlèvement d’enfants et adultes à Kinshasa : L’activiste Annie Siluvangi prône la vigilance et l’autodéfense

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Le phénomène ‘’enlèvement’’ est devenu monnaie courante dans nos villes et spécialement à Kinshasa. Non seulement les enfants mais aussi les adultes sont kidnappés, à n’importe quelle heure.

Cette problématique touche l’activiste des Droits Humains, Annie SILUVANGI,qui se dit avoir « une âme citoyenne » pour sa ville province de Kinshasa.

Elle part d’un exemple qui explique tout : « Quand on jette des débris dans la maison, si vous attendez le domestique pour enlever, vous vous retrouverez avec tout un tas de déchets dans votre propre maison ».

Annie SILUVANGI considère la Ville Province de Kinshasa comme sa propre maison et trouve incompréhensible de laisser les débris sans les enlever. Pour le cas précis, il est inconcevable de rester silencieux face aux enlèvements qui élisent domicile dans la capitale congolaise.

Cette activiste des droits humains, pleine de compassion et d’amour, a été identifiée par certains observateurs comme la mère biologique d’un enfant qui a été enlevée, il y a à peu près 4 ans . Ceci, suite à son implication dans la recherche de cet enfant, fils d’un pasteur d’une église de la place. Un kidnapping qui l’avait traumatisé, heureusement que l’enfant s’en est sorti sain et sauf.

Annie SILUVANGI note que ce phénomène de kidnapping ne date pas d’hier, car dans sa propre famille, sa grand-mère a été enlevée deux fois et sa belle sœur une fois.

Donc, c’est un problème réel qui prend de l’ampleur dans nos villes et, sous d’autres cieux, ce phénomène est traumatisant pour les familles: traumatisme lié au lieu où la personne enlevée est cachée, traumatisme quant à la somme d’argent à verser, traumatisme surtout par rapport au mal qui peut subvenir à la victime: le viol, des blessures graves ou même la mort.

L’activiste Annie estime que ce trafic humain se justifie par l’idée d’une rançon ou pour des raisons spécifiques, telles  que la politique ou une dispute entre des familles, mais la façon dont les enlèvements s’effectuent ici à Kinshasa, par exemple, c’est surprenant pour elle. 

« Il est difficile de faire le rattachement avec la situation politique. Il faut vraiment des statistiques pour établir des corrélations entre le phénomène enlèvement et la politique du pays» dit-elle.

Cependant Annie SILUVANGI propose l’autodéfense en cas d’enlèvement et la vigilance qui doit être considérée comme la première arme qu’un individu peut avoir, en tant qu’adulte. Quant aux enfants, les parents doivent inculquer les mécanismes de vigilance, donner des instructions liées à leur sécurité.

Avec son  « âme citoyenne », Annie SILUVANGI s’emploie à contribuer ,tant soit peu, à réduire ou à éliminer, ce phénomène kidnapping qui traumatise différentes familles.

Jean Pierre Katenda

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