Dans le cadre de sa visite en République démocratique du Congo, le Directeur régional d’Onu femmes a rencontré ce lundi 17 Novembre les femmes leaders du pays pour discuter des enjeux liés à la paix, à la sécurité, au leadership féminin et à la résilience des femmes et des filles.
Lors de cette rencontre, le Directeur régional a insisté sur l’importance du leadership durable, précisant que celui-ci ne peut être apprécié que par la relève que l’on forme et le soutient que l’on apporte . Il a souligné la nécessité de donner aux femmes et à la jeunesse les moyens d’agir concrètement dans leurs communautés.

Les préoccupations des femmes leaders
Les femmes présentes ont saisi cette occasion pour présenter les vrais problèmes qu’elles rencontrent notamment sur le défi à relever conformément à la résolution 1325.
Au nombre des femmes qui ont pris la parole, on note Maître Nelly qui a alerté sur l’augmentation des violences sexuelles et a demandé que le monitoring des cas devienne une priorité, tout en anticipant les situations de violences de masse.

Zaina de Renadef a évoqué les menaces posées par les groupes armés dans le Maniema, soulignant que les femmes et les filles sont victimes de déplacements et ont besoin d’un soutien financier et matériel. Elle a plaidé pour la tenue d’un dialogue national afin de prévenir l’escalade des conflits.
Anna de la société civile a insisté sur l’accompagnement du Secrétariat technique Jeunesse et Sécurité, doté d’un plan d’action mais sans appui suffisant, tandis que la députée nationale Dominique MUNONGO a salué le soutien d’Onu femmes lors du premier forum des parlementaires à Kolwezi et a plaidé pour la formation des jeunes députées afin qu’elles puissent assumer pleinement leurs fonctions.
Marie-Madeleine KALALA a fait état des difficultés de fonctionnement de FMRide en RDC et a appelé à un renforcement de la structure pour initier des actions coordonnées, notamment à l’Est, à Kinshasa et à l’Ouest.
De son côté, Grâce LULA (CAFCO) a rappelé que la priorité des femmes et des filles reste le retour de la paix et leur intégration dans les processus de négociation. Elle a demandé un appui pour la domestication de la résolution 1325 et l’élaboration de plans provinciaux actifs, permettant aux femmes de jouer un rôle de médiatrices.

Joséphine NGALULA, membre de la plénière de la Ceni a insisté sur la construction d’un agenda commun national et régional intégrant Genre et Élections, soulignant que la participation politique des femmes est un facteur clé de paix et de prévention des conflits. Elle a recommandé de réactiver le plan d’action de la résolution 1325 et de soutenir les initiatives femmes et élections en RDC.
Isabelle MONGA, présidente de Renafer a plaidé pour un accompagnement technique et financier des femmes rurales vivant dans les zones à confilts, afin de leur permettre de se relancer après les violences, notamment dans des zones comme Mobondo.
Engagement d’Onu femmes
Le Directeur régional Maxime a remercié les femmes pour leur engagement et a rappelé que la philosophie de Onu Femmes est de fournir aux populations l’aide dont elles ont besoin. Il a souligné le potentiel économique de la RDC, encore largement sous-exploité, et a encouragé les femmes à développer des activités génératrices de revenus pour renforcer leur autonomie et leur compétitivité. Il a également proposé que les femmes établissent un agenda commun, identifiant trois priorités clés pour travailler de manière coordonnée et efficace sur les défis partagés.

La représentante pays de Onu Femmes Arlette MVONDO a salué la richesse des échanges en seulement deux heures, témoignant d’une volonté réelle de travailler ensemble pour promouvoir le leadership féminin, la paix et la résilience en RDC.
MMK
