À Kinshasa, l’annonce de la mort du Dr Nicole MUANDA suscite une vive émotion et de nombreuses interrogations. Selon la version largement relayée sur les réseaux sociaux, cette femme médecin aurait été enlevée avant d’être tuée, provoquant ainsi une onde de choc dans le corps médical. Toutefois, à ce stade, aucune communication officielle détaillée ne confirme clairement ce scénario.

D’autres témoignages, notamment ceux de collègues, dressent un tableau plus nuancé. Il ressort que la médecin était en bon état de santé et a travaillé normalement le jeudi 26 mars . Elle aurait été en contact avec sa famille aux alentours de 16 heures, après ses heures de service, avant de devenir injoignable. Ce n’est que plus tard que son corps aurait été retrouvé et conduit à la morgue de l’Hôpital général de référence de Kinshasa (Maman Yemo) par des personnes non identifiées.

Entre ces deux versions enlèvement suivi de meurtre d’un côté, disparition inexpliquée suivie de la découverte du corps de l’autre côté , subsistent de nombreuses zones d’ombre.
L’absence d’informations précises sur les circonstances du décès, l’identité des personnes ayant transporté le corps, ainsi que le silence des autorités compétentes alimentent les spéculations et renforcent le climat de méfiance.

Dans un contexte marqué par des précédents inquiétants en matière de sécurité, cette affaire pose une question centrale : que s’est-il réellement passé entre le dernier contact de la victime et la découverte de son corps ?
En attendant les conclusions d’une éventuelle enquête, une exigence s’impose : faire toute la lumière sur cette mort afin de rétablir la vérité, d’apaiser les tensions et de garantir la sécurité des professionnels de santé.
Aggée CHUGA
