Lors du Dialogue Interactif Renforcé, organisé par le Conseil des droits de l’homme des Nations-Unies à Genève, en Suisse, la République démocratique du Congo a exprimé un message d’une intensité exceptionnelle. Représentée par Chantal CHAMBU MWAVITA, Ministre des Droits Humains, la délégation congolaise a vigoureusement critiqué les violations massives des droits fondamentaux commises dans l’Est de la RDC par l’armée rwandaise, en collaboration avec ses alliés du M23 et de l’Alliance Fleuve Congo.
Dans son discours, CHAMBU MWAVITA a manifesté une profonde indignation face aux crimes internationaux perpétrés en toute impunité dans les provinces du Nord et du Sud Kivu. Elle a décrit des scènes de violence sans précédent, incluant des assassinats de civils, des violences sexuelles, le recrutement d’enfants, des exécutions sommaires et des déplacements forcés massifs. Depuis janvier 2025, ces attaques auraient causé plus de 7.000 morts, anéanti 90 sites d’accueil pour déplacés et précipité 27 millions de personnes dans une crise humanitaire aigüe.

Face à ces drames, la RDC s’appuie sur la récente résolution A/HRC/S-37/L.1, adoptée lors de la 37e session extraordinaire du Conseil des droits de l’homme en février dernier, qui condamne l’occupation militaire rwandaise et exige des mesures concrètes pour mettre fin aux violations en cours.
Par ailleurs, le Ministère des Droits Humains promeut des initiatives destinées à protéger les défenseurs des droits humains contraints à l’exil et à établir des mécanismes de justice transitionnelle, cruciaux pour assurer des réparations aux victimes. La Ministre CHAMBU MWAVITA a également souligné l’impératif d’un soutien international indéfectible

« Nous requérons une solidarité internationale inébranlable pour mettre un terme aux souffrances du peuple congolais. Nous ne cesserons jamais de revendiquer la justice pour nos concitoyens et le respect de notre souveraineté », a-t-elle affirmé.

Elle a salué les pays et organisations qui ont déjà pris des mesures courageuses, notamment par l’imposition de sanctions contre le Rwanda et la fourniture d’une aide humanitaire essentielle.
La RDC continue de résister malgré la crise. Un plan de mise en œuvre des recommandations issues de l’Examen Périodique Universel (EPU) est actuellement en cours d’élaboration et devrait prochainement être validé par l’ensemble des parties prenantes. Ce plan, conjugué aux actions de la CPI et aux mesures nationales, illustre la résilience du peuple congolais et la détermination de son gouvernement à poursuivre le combat pour la justice, la paix et le respect des droits humains.
Aggée CHUGA
