Le centre Wallonnie Bruxelles de Kinshasa a accueilli le mercredi 23 Juin 2025, une conférence sur le livre intitulé « personal branding”de l’écrivain congolais joyce MASIALA, explorant les notions liées à l’image de marque personnelle. Cette journée a débuté par le mot de circonstance de Malicka MUKUBU, (PCA de l’office National de Tourisme ) qui a salué le livre du jeune écrivain qui est déjà sur le marché depuis le mois de février de l’année en cours, avant de s’entretenir avec l’assistance sur « la nécessité de communiquer une image positive de la RDC sur la toile ».

« Nous sommes un peuple particulier, avec tout ce que nous avons autour de nous, sous la main. En réalité, la République démocratique du Congo est un pays scandaleusement riche, mais dont le Congolais lui-même ne s’en approprie pas pour pouvoir mieux le présenter à l’étranger. Lorsque nous nous présentons nous-mêmes dans nos téléphones, sur nos profils on voit que nous montrons nos plus belles facettes. Nous montrons tout ce qu’il y a de beau, tout ce qu’il y a d’attirant, tout ce qu’il y a d’amusant, et tout ça. Mais lorsqu’il s’agit de notre pays, très souvent on montre ce qu’il y a de pas très joli et cela influe négativement sur notre culture », a déclaré Malicka MUKUBU, Présidente du Conseil d’Administration de l’Office National du Tourisme en RDC, ONT en sigle.
Et de renchérir : « Les étrangers qui viennent chez nous ne prêtent pas attention à notre culture, car nous leur transmettons une image négative. Cette perception ne suscite pas en eux une envie de visiter notre pays. Il existe une lutte entre ceux qui essaient de présenter le pays de manière positive et ceux qui font le contraire » .
De son côté, Joyce MASIALA, auteur du livre intitulé « Personal Branding », a insisté sur l’importance d’une perception positive de sa marque, qui peut constituer un élément clé pour maintenir l’influence.

« Aujourd’hui, si je vous demande ce que vous pensez de la marque Samsung, chacun d’entre vous répondra que c’est la meilleure marque de téléphones. Pourtant, certains diront que ce n’est pas le cas, en raison de problèmes de batterie, ce qui pourrait engendrer toute une discussion. Cela démontre qu’il existe une perception favorable de ces produits, qui n’est pas le fruit du hasard », a-t-il déclaré.
Par ailleurs, la nécessité d’une image de marque dans la carrière artistique a été également abordée par Patience ISSA, activiste et initiatrice de k-fé culture. Cette dernière a martelé sur l’importance de rester neutre.

« Il est important de rester soi même, de garder son côté original, car si vous vendez du faux, ça sera ressenti tôt au tard. Je pense que l’erreur à éviter c’est de tromper ou communiquer faussement sur son image. Et il est possible de se faire remarquer avec sa vraie marque personnelle », a-t-elle dit.
Après l’intervention des panélistes du jour, ce fut la place à une séquence de questions-réponses, où les participants, majoritairement des jeunes, ont été éclairés sur les différentes préoccupations liées à la gestion et la création de la marque personnelle.
Ce moment fut également une occasion pour Joyce MASIALA, de revendre son ouvrage à un prix raisonnable pour faciliter les lecteurs à bien comprendre le concept « Personal Branding”.

Ézéchiel NGAMANIA
