« Le cinéma comme miroir de la culture congolaise », tel est le sujet qui a animé l’échange ce lundi 27 janvier 2025, entre le média féminin de référence en Afrique et la cinéaste congolaise Hornella MUKEBA MUSUMBA.
Pour cette cinéaste indépendante de la République Démocratique du Congo, le cinéma devient le miroir de la culture congolaise lorsque les partisans du septième art défendent les couleurs de notre drapeau dans de bonnes conditions sur scène.
« La culture d’un pays se reflète à travers ce qu’il y a de beau à présenter. À travers le cinéma, on reflète la culture congolaise quand on produit des films et on les diffuse à travers le monde. Et, quand on est appelé à tourner des films en dehors de nos frontières, et aussi quand on reçoit d’autres structures cinématographiques pour produire des films ici au pays », a-t-elle dit.
Pour arriver à cette incarnation du “cinéma comme miroir”, la cinéaste avec 10 ans de carrière a invité l’État congolais à mettre en place les moyens nécessaires (infrastructures et budget) afin de permettre aux cinéastes de refléter dignement et positivement le pays qui compte plus de 450 groupes ethniques.
Hornella MUKEBA MUSUMBA
«Je suis actrice, je me sens à l’aise dans tous les rôles (malgré quelques préférences, je m’adapte à n’importe quel rôle), mais les autorités du pays doivent mettre en place des salles de cinéma, mais aussi un budget pour la réalisation des films et séries dans de meilleures conditions, voire les décors pour que nos tournages dégagent la beauté de la nature et de notre pays », a-t-elle précisé.
Par ailleurs, le cinéma a une audience très large et diversifiée, ce qui le positionne comme un vecteur important de démocratisation de la culture. Il contribue à rendre la culture accessible au plus grand nombre, et à toutes les générations. Aujourd’hui, les cinéastes participent à la diffusion et à la promotion des valeurs culturelles de la société. Les films ou séries télévisées peuvent ainsi être considérés comme des ambassadeurs d’une nation, contribuant à l’échange et au dialogue entre les cultures. C’est pourquoi les cinéastes qui travaillent en solitude méritent l’accompagnement de l’État.