Au Pakistan, de nombreuses femmes sont victimes d’assassinat, parfois qualifiés de “meurtres d’honneur” ou de crimes motivés par “l’insulte au masculin” lorsqu’elles osent exercer leur liberté ou dire non. Le cas le plus récent est celui d’une jeune influenceuse Sana YOUSAF, âgée de 17 ans, qui est devenue l’un de ces visages tragiques. Celle-ci a été abattue chez elle dans la ville d’Islamabad après avoir rejeté les avances d’un homme sur les réseaux sociaux.
Cet événement a suscité une onde de choc et ravivé le débat déjà existant sur la sécurité des femmes dans le pays.

Sana YOUSAF était une jeune créatrice de contenu active sur TikTok et Instagram, célébrant la culture locale et plaidant pour l’éducation des filles. En juin 2025, elle a été abattue dans sa maison. La police affirme que le suspect, un jeune homme âgé de 22 ans nommé Umar HAYAT, avait tenté de la contacter à plusieurs reprises, et qu’il serait entré chez elle pour commettre l’acte après les refus répétés de la jeune fille.

Il a été arrêté en moins de 24 heures avec l’arme du crime et le téléphone de la victime. Son procès est en cours, et l’accusé a plaidé non coupable.
De nombreux observateurs dénoncent le caractère symbolique de ce crime, rappelant que des commentaires blessants en ligne, accusant la victime d’avoir provoqué sa mort par sa présence sur les réseaux, témoignent d’une mentalité toxique largement répandue.

Notons que les défenseurs des droits des femmes demandent une réforme législative, une application plus stricte des lois contre les violences basées sur le genre, et une société qui valorise l’autonomie, pas la soumission forcée.

Germaine BAKAMBANA
