Dans un contexte politique où l’équilibre et la cohésion sont plus que jamais nécessaires, le Réseau des Femmes Parlementaires (RFP) s’est mobilisé pour faire entendre sa voix. Reçues par le président intérimaire de l’Assemblée nationale, le Professeur Isaac Jean Claude TSHILUMBAYI, accompagné du 2ᵉ vice-président Christophe MBOSO, ces élues venues de toutes les provinces de la RD Congo, ont plaidé pour une représentation plus équitable et une participation accrue des femmes dans la vie parlementaire.

Un plaidoyer pour plus de représentativité féminine
Avec seulement 12 % de femmes siégeant à la chambre basse, les membres du RFP ont appelé à une plus grande inclusion dans les instances décisionnelles, notamment dans le Bureau de l’Assemblée nationale. Elles ont souligné l’importance de faire évoluer la dynamique parlementaire pour mieux refléter la diversité de la société congolaise et répondre efficacement aux besoins spécifiques des femmes, des enfants et des familles.

Dialogue direct : une exigence pour la stabilité
Lors de cette rencontre, la députée nationale de Mont-Amba, Dorothée MADIYA, a insisté sur la nécessité d’instituer des formats réguliers de dialogue direct entre le Bureau et les élus. Une démarche saluée par sa collègue Dolly TSHILOMBO, députée de la Tshangu, qui y voit un levier puissant pour renforcer la cohésion interne et désamorcer les tensions, notamment après les récents remous politiques.

Enjeux de la rentrée parlementaire
Les élues du RFP souhaitent également que leurs priorités soient prises en compte dans l’élaboration du calendrier parlementaire de septembre, qui s’annonce stratégique avec, entre autres, l’examen du projet de loi de finances et l’élection aux postes vacants du Bureau. Pour elles, il est crucial que les travaux reflètent les préoccupations de toute la population, sans exclusion.

Un bureau engagé dans la décrispation
Cette rencontre s’inscrit dans une série de consultations initiées par le président intérimaire de l’Assemblée nationale, qui entend instaurer un climat apaisé en ouvrant le dialogue à tous les groupes parlementaires. Une volonté clairement affichée de construire un espace politique plus inclusif, plus stable et résolument tourné vers l’action.

En somme, cette prise de parole forte du Réseau des Femmes Parlementaires, RFP, marque une nouvelle étape dans la quête d’une gouvernance plus représentative. Soutenue par un Bureau ouvert au dialogue, cette dynamique pourrait bien ouvrir la voie à une Assemblée nationale plus à l’écoute, plus équilibrée et plus efficace.

Christian MUKAYA
