L’histoire, bien que troublante, est authentique. Cherchant à échapper à leur quotidien, plusieurs Congolaises, rejoignant d’autres Malgaches, se sont retrouvées piégées dans un scénario terrifiant à Yaoundé, la capitale du Cameroun.
Au pays de Paul BIYA, ces femmes ont été enlevées et emprisonnées dans une résidence située dans le quartier Nkomo, au 4e arrondissement, où elles ont enduré environ pendant cinq mois une vie d’asservissement, sans que le voisinage n’émette le moindre soupçon.

Éprouvées par le désespoir et privées de contact avec leurs familles, les otages ont vécu un véritable cauchemar en raison de leur candidature à une offre d’emploi fallacieuse. Cependant, grâce aux efforts des services de renseignement, la gendarmerie nationale camerounaise a réussi à démanteler ce réseau de trafiquants, qui opéraient par le biais des réseaux sociaux pour soumettre des femmes et des hommes à l’esclavage et à d’autres traitements inhumains.

« Ils ont tout simplement été manipulés par certains Camerounais malintentionnés qui ont fait miroiter la promesse d’un emploi hautement rémunérateur ici à Yaoundé. Après avoir complété les formalités administratives de leurs voyages, certains ont pris l’avion, tandis que d’autres, les Congolaises, ont rejoint Yaoundé par voie terrestre. Une fois sur place, elles se sont vues prises en otage, soumises à de mauvais traitements, et contraintes d’appeler leurs familles en vue d’une rançon. Ces femmes auraient été exposées à des abus sexuels, » a déclaré le lieutenant-colonel Georges PARFAIT.

Suite à une opération de sauvetage réussie, les forces de l’ordre, considérées comme des héros, ont escorté les otages vers un centre médical du secrétariat à la Défense afin d’évaluer leur état de santé. Par chance, les résultats des examens médicaux de chaque femme se sont révélés moins accablants que prévus, a confié le sous-lieutenant Landry NDZIE :

« Nous avons constaté qu’aucune de ces femmes n’était enceinte, bien que certaines souffraient de paludisme, et nous les avons mises sous traitement. »
Pour clore cette affaire de façon satisfaisante, les deux principaux instigateurs de cette opération machiavélique ont été appréhendés, et la gendarmerie poursuit ses investigations pour appréhender tous les membres du réseau, tout en s’efforçant de stopper l’arrivée sur le sol camerounais de six autres jeunes filles malgaches prévue via un vol à destination de Yaoundé le 24 mai prochain.
Aggée CHUGA
