Abandon scolaire chez les jeunes filles : Voici comment elles peuvent rebondir dans la vie

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Pour elle, le rattrapage dépend de l’âge de la fille qui a quitté le circuit scolaire, si elle est en âge de travailler, elle peut se rattraper par l’apprentissage d’un métier via une formation professionnelle :

Elles sont nombreuses dans les quartiers de Kinshasa, dans d’autres villes de la RDC et même des villes en Afrique et dans le monde, les filles et femmes en décrochage scolaire, c’est à dire celles qui ont quitté volontairement ou involontairement les bancs de l’école. Certaines d’entre elles n’ont  même pas obtenu le diplôme d’État, l’équivalent du Baccalauréat en dehors de la RDC,  à cause soit du manque des moyens financiers, soit de la négligence dûe à la méconnaissance de la valeur des études, soit encore du décès des parents ou de l’un d’eux, décès du tuteur qui prenait en charge la scolarité, grossesse brusque etc.

Ayant fait cette observation, le média des femmes a interrogé une experte dans le domaine de l’éducation sur ce que peuvent faire ces femmes et filles pour rebondir et avoir de la valeur dans la vie.

Lydia Kahasha, c’est son nom, agent au ministère de l’enseignement primaire, secondaire et technique, EPST, à la direction de l’orientation scolaire et professionnelle.

Pour elle, le rattrapage dépend de l’âge de la fille qui a quitté le circuit scolaire, si elle est en âge de travailler, elle peut se rattraper par l’apprentissage d’un métier via une formation professionnelle :

‹‹ Il y a des ONGs qui accompagnent les filles et femmes dans ce domaine là avec notamment la coupe et couture, l’esthétique etc. Une jeune fille qui n’a pas un travail, ni un métier, sera obligée de céder à toutes formes d’anti valeurs , à toutes sollicitations, qui peuvent l’entraîner à la débauche et cela sera un désavantage pour elle ››, a dit Lydia Kahasha.

Pour ce qui concerne les cas des petites filles en âge de scolarité, Lydia Kahasha fait savoir qu’en RDC on a aujourd’hui le mode de la gratuité scolaire et elle demande aux parents et autres tuteurs de faire retourner ces enfants à l’école pour acquérir une éducation de base en bénéficiant de la gratuité de l’enseignement primaire en RDC :

‹‹ Après l’éducation de base l’enfant va non seulement apprendre à écrire, à calculer et à compter, donc des éléments de base pour une personne, mais aussi ils peuvent apprendre un métier ou quelque chose qui peut lui permettre d’être utile à la société. Je suis surprise aujourd’hui de voir des enfants traîner dans la rue dans certains milieux que l’on visite. Je ne trouve pas ça normal ››, a dit Lydia Kahasha Nzigire.

Lydia Kahasha

Ainsi donc les parents, tuteurs, ou autres encadreurs des jeunes filles doivent savoir que la scolarisation des jeunes filles est un élément essentiel de leur accès à l’autonomie économique et un enjeu majeur de développement.

Par ailleurs, pour éviter le décrochage scolaire notamment, Lydia Kahasha a fait savoir qu’au ministère de l’EPST il existe une direction chargée de l’orientation scolaire et professionnelle des élèves, qui a mis en place le Test National de sélection et d’orientation scolaire et professionnelle ( TENASOSP), dont la première édition eu lieu en 2022.

‹‹ C’est notre service qui a organisé ce test afin de repérer les compétences, les aptitudes, les intérêts, les rêves des enfants dans le but de les placer dans les filières d’études qui peuvent leur permettre de maximiser leur potentiel et de les éviter notamment l’échec scolaire, le décrochage scolaire etc. ››, a-t-elle précisé.

Lydia Kahasha renseigne que pour cette année 2023 encore la RDC va bénéficier de ce très grand service et du TENASOSP, pour que les enfants sachent comment choisir leur filière afin qu’il se découvre eux-mêmes.

Par l’éducation, les filles gagnent en connaissances, ce qui influe par exemple sur la mortalité infantile car une fois mères, elles auront les bons gestes pour l’éducation de leurs enfants. 

Aux filles et femmes qui sont dans une situation de décrochage scolaire, il vous est recommandé d’apprendre un métier dans les centres de formation professionnelle ou autres ONGs car l’éducation des filles est, en matière de développement, le meilleur des investissements qu’un pays puisse réaliser. Elle est par ailleurs un formidable instrument de lutte contre la pauvreté, car dit-on éduquer une femme c’est éduquer toute une Nation.

Grâce Ngoma

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