Des nombreuses femmes congolaises âgées , notamment à Kinshasa, vivent des réalités difficiles marquées par la solitude, la marginalisation et l’abandon familial. Alors que certaines bénéficient de l’attention de leur entourage, d’autres restent invisibles, isolées au sein de leur famille et de la société. À l’occasion de la Journée internationale des personnes âgées, nous avons braqué notre regard sur la situation de ces personnes utiles pour notre société car éprises d’expérience et de sagesse.

La solitude, un poids quotidien
Pour beaucoup de femmes âgées, le quotidien rime avec isolement. Après des années consacrées à l’éducation des enfants et au soutien de la famille, certaines se retrouvent seules, sans visite ni contact régulier avec leurs proches. La solitude, combinée à des difficultés économiques et sanitaires, affecte leur bien-être et leur santé mentale.
Marginalisation et stéréotypes sociaux
Dans la société congolaise, particulièrement kinoise , les femmes âgées sont souvent reléguées au second plan. Certaines sont perçues comme moins actives ou inutiles. Pire, certaines subissent des accusations injustes, allant jusqu’à être accusées de sorcellerie. Cette marginalisation sociale et culturelle contribue à leur isolement et limite leur participation aux décisions familiales ou communautaires.

L’abandon familial, une réalité alarmante
Plusieurs femmes âgées témoignent d’un abandon réel. Éloignées ou négligées par leurs proches, elles doivent compter sur elles-mêmes ou sur la solidarité d’associations et de structures d’accueil. Pourtant, ces femmes ont été des piliers de leur famille et de la société. Leur abandon illustre l’urgence d’une politique publique plus protectrice et inclusive.
Vers une meilleure inclusion ?
La Journée internationale des personnes âgées rappelle l’importance de reconnaître et de protéger cette frange de la population. Les femmes âgées méritent respect, écoute et soutien. Il est essentiel que la société et les autorités congolaises œuvrent pour réduire leur solitude et leur marginalisation, et pour promouvoir leur inclusion dans la vie familiale et sociale.
Esther MPEZO OMBA
