Kinshasa a célébré ce dimanche 8 mars 2026 la Journée internationale des droits des femmes dans une ambiance de mobilisation et d’engagement. Des milliers de participantes se sont réunies au stade Tata Raphaël, dans la commune de Kalamu, pour marquer cette journée mondiale consacrée à la promotion et à la défense des droits des femmes.

Organisée par le Ministère du Genre, Famille et Enfant, la cérémonie a rassemblé la Première Dame Denise NYAKERU TSHISEKEDI, la Première ministre Judith SUMINWA TULUKA, ainsi que la ministre du Genre Micheline OMBAE. Plusieurs personnalités politiques, religieuses et sociales étaient également présentes.

La matinée a débuté par une exhortation de la pasteure Micheline SHABANI, suivie d’un moment de prière œcuménique. Les représentants des confessions religieuses ont invoqué la paix, l’unité nationale et la protection des femmes congolaises.

Prenant la parole, Denise NYAKERU TSHISEKEDI a livré un message empreint d’émotion. Elle a exprimé sa compassion envers les femmes et jeunes filles victimes de violences, particulièrement dans l’Est du pays. Elle a également salué le courage de celles qui, dans l’ombre, luttent pour préserver leurs foyers et éduquer leurs enfants malgré des conditions difficiles. La Première Dame a rappelé les avancées législatives, notamment la loi de 2022 sur la protection et la réparation des victimes de violences sexuelles liées aux conflits.

La ministre Micheline OMBAE a replacé cette célébration dans son contexte historique. Elle a rappelé que depuis 1977, l’ONU consacre le 8 mars à la cause des femmes, et a insisté sur l’importance de cette journée comme moment de mémoire et d’engagement collectif.
Sous le thème international « Justice et actions pour toutes les femmes et les filles », la RDC a décliné sa propre thématique : «Droits, égalité et autonomisation durable pour toutes les femmes et les filles ».
Judith SUMINWA TULUKA, Première ministre, a souligné que l’autonomisation des femmes et des filles est un droit fondamental et non un privilège. Elle a insisté sur le rôle central de la promotion des droits des femmes dans la consolidation de la paix, de la cohésion sociale et du développement durable.
Cette célébration du 8 mars 2026 aura ainsi été marquée par une forte mobilisation et un engagement renouvelé des autorités et des participantes à poursuivre la lutte contre les violences faites aux femmes et à promouvoir l’égalité des chances en République démocratique du Congo.
Germaine BAKAMBANA
