Ce samedi 29 novembre 2025, la culture était à l’honneur à Kinshasa. Comme annoncé par le média POURELLE INFO, le centre culturel Mwasi Uzu’Art, initié par la jeune princesse LUSANDISA NGAMBA, a été inauguré au numéro 199 de l’avenue Ngiri Ngiri, au quartier SAO.
Ce centre a pour objectif de contribuer à la transmission et à la promotion de l’art capillaire, en particulier la coiffure traditionnelle.

La cérémonie historique a débuté par le mot d’ouverture de la princesse Sarah LUSANDISA NGAMBA, initiatrice dudit centre culturel, qui a remercié le public et a présenté les principaux objectifs de ce nouvel espace culturel.
« La création de cet espace culturel est née du besoin urgent de préserver et de revaloriser la tresse africaine, un patrimoine qui nous appartient depuis des siècles. Ce centre est donc un espace de renaissance culturelle, un lieu de transmission, de formation, de créativité et d’affirmation de soi », a-t-elle déclaré.
Elle a poursuivi : « Mwasi Uzu’Art ouvre aujourd’hui, le 29 novembre 2025, ses portes, et ses centres de coiffures africaines ouvrent également notre futur, un futur où chaque chevelure est respectée. Je vous invite à savourer ces moments historiques. Nous vous témoignons notre gratitude pour votre présence et vous souhaitons une magnifique réconciliation avec cet espace qui désormais vous appartient ».

Après le mot de Prince NZALA, Manager du centre, Christophe MAWEKA, représentant du bourgmestre de la commune de Ngiri Ngiri, a salué l’initiative de la princesse LUSANDISA, mettant également en valeur leur municipalité.
« C’est une fierté pour notre commune d’accueillir le centre culturel Mwasi Uzu’Art. C’est une initiative à encourager, car elle vise à valoriser et affirmer la coiffure traditionnelle, qui constitue notre héritage culturel. La commune apportera toujours son soutien pour accompagner la mission et les objectifs de cet espace culturel », a-t-il souligné.
Maguy MBUKU, ambassadrice du centre culturel Mwasi Uzu’Art et connue sous le pseudonyme de « Molobeli y’a basi », a rendu hommage au courage de la princesse Sarah LUSANDISA pour son retour à l’authenticité. Elle a invité les jeunes filles et les femmes à retenir cette adresse pour venir se faire tresser en toute quiétude. Avec les tresses africaines, les Congolaises sont encore plus belles, naturelles et reflètent l’africanité.

« Il est temps que les femmes puissent également imposer la coiffure africaine en Europe et en Amérique », a-t-elle souligné.
Molobeli y’a Basi encourage les jeunes filles à se rendre au centre culturel Mwasi Uzu’Art pour apprendre l’art des tresses africaines. Ce centre est un lieu où l’on restaure l’estime de soi et où l’on met en lumière la beauté de nos traditions.
L’événement s’est poursuivi avec un panel animé par Prisca MASOUKOU, Directrice générale de l’entreprise Instant, sur le thème: « Entreprendre dans la coiffure africaine : mythe ou réalité ? », mettant en lumière les enjeux et l’importance d’investir dans l’art capillaire.

Présente sur le lieu, Julie NSUELE, une autre panéliste, a rappelé à l’assistance l’importance d’inculquer à nos enfants notre identité culturelle dès le plus jeune âge, sans oublier la coiffure africaine.
« C’est dès maintenant qu’il faut apprendre à nos enfants qui nous sommes, car avec la coiffure africaine, nous sommes non seulement beaux et belles , mais également uniques ».
La séquence du panel a été suivie de la coupure du ruban symbolique, lançant officiellement les activités du centre culturel Mwasi Uzu’Art, désormais dédié à la valorisation et à l’affirmation de la coiffure traditionnelle, notamment à travers les nœuds bantous et d’autres styles tels que les coiffures Yoruba.

« Les coiffures africaines ne sont pas seulement un art, elles incarnent un savoir-faire, un symbole d’appartenance et un espace de création où chaque femme raconte une histoire. En les mettant à l’honneur, le centre culturel Mwasi Uzu’Art affirme que nos traditions sont vivantes, modernes et porteuses d’avenir », a déclaré Théodore NGANZI NDONI, Directeur de cabinet adjoint au ministère de la Culture, Arts et Patrimoines, représentant Yolande ELEBE Ma NDEMBO.
La cérémonie s’est clôturée par une prestation du Ballet national, revisitant plusieurs pas emblématiques de la musique congolaise.

Ézéchiel NGAMANIA
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