L’émoi est vif en Afrique du Sud, où la police a annoncé ce jeudi 17 septembre la découverte du corps sans vie d’une neuvième femme tuée en l’espace de deux mois à l’est de Johannesburg. Cette vague d’homicides fait la une des médias sud-africains.

« Nous ne pouvons pas continuer à ramasser des corps », a déclaré Tebello MOSIKILI, une responsable de la police, dans des propos relayés par l’AFP après s’être rendue sur place.
Les forces de l’ordre ont mis en place des barrages routiers dans la zone de Kempton Park, située dans la municipalité d’Ekurhuleni.
Trois corps partiellement dénudés y ont été retrouvés ces derniers jours. Dans cette même municipalité, six autres corps avaient été découverts en l’espace d’une semaine. A ce jour, les autorités n’ont identifié que deux des victimes. Une enquête a été ouverte pour faire toute la lumière sur ces meurtres. La police n’a pas encore établi si ces actes ont été commis par un tueur isolé ou par plusieurs individus, lançant un appel à témoins.

Pour le président Cyril RAMAPHOSA, ces incidents suscitent la peur et l’inquiétude au sein des communautés, en particulier chez les femmes. Le chef de l’Etat sud-africain a promis de ne ménager aucun effort pour élucider ces crimes.
Ces meurtres en série ravivent les préoccupations sur les violences faites aux femmes en Afrique du Sud. Selon les Nations unies, une femme sur trois subit des violences physiques ou sexuelles au cours de sa vie.
« Cette série n’est que le rappel, horrible, du fait que les femmes en Afrique du Sud ne sont pas en sécurité », a souligné Amnesty International.
TM
