Au lendemain de l’annonce du décès de l’artiste gospel Charles NDOMBASI, connu sous le nom de Carlyto LASSA, la ministre de la Culture, Yolande ELEBE, a salué la mémoire de cette icône de la rumba congolaise.

« Carlyto LASSA est parti, laissant dans son sillage un silence lourd, un silence qui fait mal, mais un silence peuplé de ses plus beaux murmures. Carlyto n’était pas seulement une voix. Il était la douceur incarnée de notre rumba, un souffle de velours, une caresse sur nos âmes », a écrit la ministre Yolande ELEBE sur sa page Facebook.
La ministre de la Culture rend hommage à une voix qui ne chantait pas seulement, mais qui « consolait ». Elle évoque aussi le changement de cap de Carlyto LASSA après sa conversion au christianisme.

« Ses cantiques sont devenus nos prières, ses notes, des ponts jetés entre le Très-Haut et la terre », a indiqué la ministre ELEBE.
Plusieurs personnalités artistiques ont également salué le parcours de Carlyto LASSA. Décédé à l’âge de 65 ans, ce lundi 31 août de suite d’une crise cardiaque, Carlyto était une figure marquante de la musique congolaise.

Ce natif de la province du Kongo-Central s’est forgé un nom dans les années 80 aux côtés de Franco LWAMBO MAKIADI, patron du célèbre orchestre TP OK Jazz. Il passe de l’ombre à la lumière avec la chanson «Maya » de Simaro LUTUMBA.
Lorsqu’il rejoint le groupe Choc Star de Ben NIAMABO en 1986, Carlyto LASSA a déjà le statut d’un crooner. Là-bas, il a côtoyé des figures comme DEFAO, DEBABA, Djuna DJANANA et Roxy TSHIMPAKA. Après l’étape Choc Star, Carlyto entame sa carrière solo.

Installé en France, il sort l’album Africa na Moto en 1996. Le titre « Makolo ya Masiya » connait un grand succès, avant un tournant majeur dans sa carrière au début des années 2000.
Carlyto LASSA se convertit au christianisme et devient chantre de l’Eternel. Comme artiste gospel, il a laissé des titres marquants comme «Esongo » ou « Mwana ya Mpate na Nzambe ».

« Cher Carlyto, ton corps s’en va, ton chant demeure,gravé dans la pierre de notre patrimoine, vibrant à jamais dans la mémoire de tes frères et sœurs. Va en paix, chantre de la grâce. Rejoins le chœur des anges que tu as si souvent devancé. Que le Seigneur t’accueille dans sa lumière », a conclu la ministre de la culture et arts Yolande ELEBE.
Ezéchiel NGAMANIA
