Alors que les avis peinent à converger au sein de la classe politique après l’annonce du format du dialogue national, les actrices politiques, de l’opposition et du camp présidentiel, insistent sur l’implication des femmes lors de ces assises.
La Dynamique des femmes leaders de l’opposition pour le changement (DFLOC) pose des conditions pour y participer. Cette plateforme présidée par la députée nationale Dominique MUNONGO entend faire de l’implication des femmes une exigence du processus. Elle met l’accent sur la paix, la gouvernance, l’éducation, l’emploi des jeunes et l’autonomisation économique des femmes.
Pour la présidente de la DFLOC, la Constitution est une ligne à ne pas franchir.

D’après Antoinette BILALI, vice-présidente de cette structure de l’opposition, la DFLOC est favorable à participer au dialogue à condition que celui-ci soit réellement inclusif, transparent et sans agenda caché.
Le dialogue doit, insiste-t-elle, apporter des réponses aux préoccupations liées à la sécurité, la crise institutionnelle, la situation socio-économique et au respect des échéances électorales.

Brigitte MULEKA, membre du camp présidentiel et présidente de l’ONG Nouvelle espoir pour l’Afrique salue le format de ce dialogue. Elle voit ces assises comme une occasion pour les femmes de faire valoir leurs préoccupations dans les différentes étapes du processus. D’après elle, les femmes doivent participer à ce dialogue avec un cahier des charges portant sur la sécurité, la lutte contre les violences basées sur le genre, l’autonomisation économique et la représentation féminine dans les instances de décision.

Brigitte MULEKA estime que la présence des femmes ne doit pas être symbolique, mais effective, partant des consultations de proximité jusqu’aux discussions nationales. Elle appelle à l’évaluation des engagements concernant les droits des femmes et la parité après le dialogue national, afin de mesurer leur application dans les politiques publiques.
Lors de son adresse à la nation le jeudi 27 août dernier sur le dialogue , le président Félix TSHISEKEDI a défini un processus organisé en RDC, allant de la base vers le sommet durant un délai de trois mois. Ces assises sont destinées aux forces vives de la nation, excluant le partage du pouvoir ainsi que les groupes armés, dont la rébellion du M23-AFC, soutenue par le Rwanda.

Aggée CHUGA
