Le programme de cantines scolaires devrait progressivement couvrir l’ensemble de la RDC d’ici 2029, selon le ministère de l’Education nationale et nouvelle citoyenneté. Cette initiative a débuté par une phase expérimentale portant sur 78 établissements scolaires.

L’objectif est de vérifier le fonctionnement du dispositif sur le terrain, notamment en ce qui concerne l’approvisionnement, la préparation des repas et leur distribution aux élèves, avant son extension à plus grande échelle.
Les premières activités sont prévues dans les provinces du Kasaï, du Kasaï-Central, du Kasaï-Oriental et du Tanganyika, ainsi que dans la ville de Kinshasa. Les établissements concernés devront être équipés et les intervenants locaux préparés à assurer le bon déroulement des opérations.
Le financement du programme va reposer essentiellement sur les fonds publics. Le ministère prévoit également une participation des communautés bénéficiaires, sous forme de contributions financières ou de produits, afin de favoriser la continuité des activités.

La sélection des écoles tient compte de leur capacité à accueillir une cantine dans de bonnes conditions. La présence d’un point d’eau, d’un magasin et d’un espace adapté à la conservation des denrées figure parmi les exigences retenues. D’après le ministère, la formation des personnes chargées de mettre en œuvre le programme est en cours, avant le début effectif de la distribution des repas.
Le projet bénéficie, par ailleurs, de l’expertise technique du Programme alimentaire mondial (PAM). D’autres organisations locales et partenaires contribuent également à sa préparation et à son organisation logistique.
Au-delà de l’alimentation des élèves, les autorités attendent de ce programme des effets sur leur parcours scolaire. Le taux de fréquentation des établissements et la capacité à maintenir les enfants à l’école feront partie des éléments utilisés pour mesurer les résultats obtenus. Le recours aux ressources disponibles dans les communautés devrait aussi favoriser les échanges économiques locaux, notamment grâce à l’approvisionnement des cantines en produits alimentaires.
L’extension envisagée à l’horizon 2029 représente ainsi un défi d’organisation pour les autorités éducatives, qui devront assurer la disponibilité des ressources, le respect des normes sanitaires et la continuité du service dans les écoles concernées.
Nadège KABEDI
