De Marie-Ange MUSHOBEKWA, en passant par Allegra FOSH NGALULA jusqu’à Arlette ODIA. Des figures féminines du Front Commun pour le Congo (FCC) décident de tourner le dos à l’ancien président Joseph KABILA au lendemain de la création du Front pour la Refondation de la Nation (FRN), mouvement politico-militaire, lancé à Goma.
Dans un post sur le réseau social X, Marie-Ange MUSHOBEKWA a annoncé prendre ses distances avec l’ex-Chef de l’Etat.

« Maintenant qu’il choisit d’emprunter la voie armée pour défendre ses convictions politiques, je décide de prendre des distances avec cette voie à laquelle je ne suis liée ni de près ni de loin : cohérence », a-t-elle écrit.
Sous la présidence de Joseph KABILA, Marie-Ange MUSHOBEKWA avait été ministre des Droits humains entre 2016 et 2019. En se désolidarisant de son ancien mentor, elle n’entend pas se rallier au camp présidentiel.
« Je vais poursuivre ma lutte pour la démocratie, toujours au sein de l’opposition ici à Kinshasa, de manière républicaine et mains nues : constance », a-t-elle indiqué.
Allegra Fosh NGALULA, vice-présidente de la ligue des jeunes du Parti du peuple pour la démocratie et la reconstruction (PPRD), n’a pas beaucoup attendu pour réagir. Elle a décidé de claquer la porte, en démissionnant avec effet immédiat.

Dans une missive adressée à la hiérarchie de sa famille politique, Allegra FOSH NGALULA exprime « son attachement à la paix, à la stabilité et au respect des voies démocratiques ». Désormais ancienne cadre du PPRD, elle ne veut pas être « associée, directement ou indirectement, aux actions de cette nature ».
Arlette ODIA vient de s’ajouter sur cette liste. « La création d’un mouvement armé par l’ancien Président de la République marque la fin de mon appartenance à sa famille politique », a-t-elle annoncé.

Ces prises de position interviennent après la création d’un mouvement politico-militaire à Goma, présidé par Joseph KABILA. Une situation qui représente un tournant dans la crise sécuritaire dans l’est de la RDC. Dans sa déclaration politique, le FRN s’oppose, y compris par la force, à ce qu’il qualifie de « tyrannie » installée par le président Félix TSHISEKEDI.
TM
