Alors que son procès est entré dans une phase décisive, la chanteuse Déborha MULANGA, alias Rebo TCHULO, a clamé son innocence lors de sa comparution devant le tribunal militaire de garnison de Kinshasa-Ngaliema ce lundi 10 août.



« Dans ce dossier, je n’y suis pour rien et je n’ai aucune relation avec les militaires. Je n’ai jamais appelé quelqu’un pour intervenir, qu’il soit militaire ou membre du gouvernement», s’est défendue la chanteuse.
Dénonçant un acharnement à son encontre, Rebo TCHULO estime que
sa notoriété pourrait expliquer l’attention particulière portée à sa personne dans cette affaire. La chanteuse affirme n’avoir cessé de dire la vérité depuis le début de la procédure, niant tout lien avec les militaires impliqués dans le dossier.
La chanteuse Rebo TCHULO est inculpée pour incitation des militaires à commettre des actes contraires à la loi et à la discipline des FARDC. Des accusations qu’elle rejette fermement.
« Monsieur le Président, que la justice fasse son travail et que chacun soit responsable de ses actes. Depuis le début de ce procès, on me fait porter le chapeau. Parce que je suis Rebo ? Parce que je suis une artiste ? », s’est-elle interrogée.
Lors de l’audience du 6 août, le ministère public avait requis une peine de 14 mois de prison contre Rebo TCHULO, tandis que la partie civile réclamait 250. 000 Usd à titre de dommages et intérêts. De leur côté, les avocats de la défense ont plaidé pour son acquittement, en soutenant que les éléments présentés ne permettent pas d’établir l’infraction d’incitation reprochée à leur cliente.
Dans ce procès, Rebo TCHULO se retrouve sur le banc des accusés aux côtés de treize militaires, dont quatre en fuite. Ces militaires sont poursuivis pour des faits présumés de torture, d’extorsion, de concussion et de violation des consignes militaires au préjudice de Platini KASAI SADISA. Après cette étape de plaidoirie, les juges ont pris l’affaire en délibéré, place au verdict attendu le 20 août.
Germaine BAKAMBANA
