La militante féministe marocaine Ibtissame LACHGAR se retrouve à nouveau sous le feu des projecteurs en raison d’un procès qui s’ouvre le 27 août 2025, pour des accusations ‹‹ d’atteinte à l’islam ». L’affaire, qui a suscité une attention médiatique considérable, a commencé avec l’arrestation de LACHGAR le 10 août, après qu’elle a été aperçue portant un t-shirt avec des inscriptions jugées offensantes envers Dieu.

Le procès, initialement prévu pour le 13 août, a été reporté à la date du 27 août 2025 à la demande de la défense, comme l’a confirmé son avocate. Ibtissame LACHGAR, psychologue clinicienne et fervente défenseure des libertés individuelles, est au cœur d’une controverse qui soulève des questions sur la liberté d’expression et les limites de la critique religieuse.
Fin juillet 2025, elle avait publié une photo d’elle-même portant un t-shirt sur lequel était inscrit le mot « Allah » suivi de la phrase provocatrice « est lesbienne ». Cette image a été accompagnée d’un texte incisif dans lequel elle qualifiait l’islam, à l’instar de toute idéologie religieuse, de « fasciste, phallocrate et misogyne ». Une déclaration qui a engendré une vague de réactions outrées sur les réseaux sociaux, allant d’appels à son arrestation à des menaces ouvertes de violence, y compris des menaces de viol et de lapidation.
Âgée de 50 ans, Ibtissame LACHGAR a été placée en détention en attendant son procès. Son avocate, Naïma ELGUELLAF, a justifié le report du procès par la nécessité de préparer une défense approfondie et la recherche d’une remise en liberté provisoire pour sa cliente, demande à laquelle le tribunal n’a pas encore répondu.

Cette affaire soulève des interrogations cruciales sur la liberté d’expression au Maroc et sur les implications légales de la critique de la religion, alors que le pays navigue entre tradition et modernité. Les événements à venir seront scrutés de près, tant par les défenseurs des droits humains que par ceux qui s’opposent à toute contestation des croyances religieuses.
Aggée CHUGA
