Littérature en RDC : ‹‹ Les droits d’auteurs un cauchemar pour les femmes écrivaines ››, estime Missy Bangala

La littérature féminine en RDC se porte de mieux en mieux selon Missy Bangala, une de figure de proue de la littérature féminine au pays de Félix Tshisekedi. Pour elle, cela s’explique par le fait qu’il y a de plus en plus de publications féminines en RDC, après une baisse constatée il y a quelques années.
« Aujourd’hui beaucoup de jeunes filles se sont mises à écrire ainsi que les femmes, qui avaient abandonné le métier » nous renseigne-t-elle.

Quand on lui demande les difficultés auxquelles sont confrontées ces femmes écrivaines, Missy Bangala nous répond :
‹‹ Personnellement je n’en ai pas rencontré, pourquoi ? Simplement parce que mon premier livre a été publié en Suisse, lors d’un projet. J’ai été payé en amont, j’ai eu le même privilège que mes collègues masculins, et donc je ne peux pas parler de discrimination. Mais par rapport aux autres, je suis sûre qu’il y a quelques soucis en ce qui concerne les Droits D’auteurs, et d’autres paramètres qui ne sont pas réellement pris en compte dans notre pays. Je ne dirai pas que c’est la discrimination, c’est plutôt le système qui favorise cela, qui rend un peu les femmes vulnérables pour suivre leurs droits sur leurs œuvres d’esprits ››, a-t-elle dit.

Cependant, l’accès aux maisons d’éditions n’est pas difficile pour ces femmes qui rêvent d’écrire. Missy Bangala fait savoir que le monde de l’édition se porte bien en RDC, et Kinshasa particulièrement, car il y en a à foison maintenant.
‹‹ L’édition n’est pas vraiment le problème, le problème c’est plutôt le financement qui doit venir des particuliers, du gouvernement, des opérateurs culturels ››, précise-t-elle.

Et pour booster la littérature féminine en RDC Missy Bangala pense que les femmes congolaises doivent se réveiller, se dire en elles mêmes qu’elles peuvent le faire. Cela doit être un réveil personnel.
‹‹ Si vous avez l’ambition de devenir écrivaine un jour, c’est-à-dire auteure de romans, de scénarios, de poésies, de storyboard en publicité, de copyrighting, parce que l’écriture ne s’arrête pas seulement avec les livres, elle va aussi dans le cinéma, il faut se lancer, il faut pas s’arrêter. Il ne faut pas hésiter à cause de votre milieu d’origine, il faut toujours oser ››, a-t-elle conseillé.

Du point de vue projet littéraire, Missy Bangala initiatrice du très connu Café littéraire de Missy (CAlm), annonce la reprise des activités de sa structure lorsque les restrictions dûes à la Covid-19 seront levées. Elle a publié un livre depuis octobre 2020 qui devait en principe l’amener au Salon du livre à Genève. Mais, avec la pandémie, les choses se feront en ligne, a-t-elle fait savoir. Elle annonce également la publication d’un autre livre d’ici à la fin de cette année 2021.

Dave Ngonde

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