Le Slam dans la promotion des bonnes moeurs : « Il donne une voix aux marginalisées ou sous-représentées », dixit la slameuse Benk KUMBI 

Le Slam, une discipline artistique influente mais dont l’impact ne semble pas vraiment être pris en valeur dans la société actuelle. 

Ben KUMBI, jeune artiste slameuse de la République Démocratique du Congo nous a parlé de l’apport de son art dans la promotion des bonnes mœurs.

Elle a épinglé les différents secteurs où cet art intervient avant de parler de son apport dans le monde actuel.

Pour la jeune slameuse Benk KUMBI, « le travail des slameurs a une influence positive sur la société. En utilisant la poésie et la performance, les slameurs abordent souvent des sujets importants tels que l’injustice sociale,les droits de l’homme, la pauvreté, l’égalité et l’éducation. Leur art peut sensibiliser le public à des problèmes sociaux, encourager la réflexion critique et inspirer des changements positifs. En outre,le slam donne une voix aux personnes marginalisées ou sous-représentées et permet d’ouvrir des dialogues sur des sujets souvent ignorés », a-t-elle dit.

Et de poursuivre : 

« Les messages abordés dans le slam sont divers, mais ils touchent fréquemment des thèmes de société comme la lutte contre les discriminations (racisme, sexisme, etc.), la justice sociale, l’égalité des droits, l’impact environnemental, la violence, la paix, et l’éducation. Les slameurs utilisent leur art pour dénoncer les injustices, inciter au changement et promouvoir des valeurs humanistes telles que la solidarité et la tolérance », a-t-elle avancé. 

Par ailleurs, Benk KUMBI a invité l’État congolais à mettre en place les mécanismes qui vont permettre aux slameurs d’accomplir pleinement leurs missions, notamment en créant des ateliers ou des événements qui occasionneront des moments de sensibilisation.

« L’État congolais, bien qu’il n’ait pas encore mis en place un soutien structurel spécifique pour les slameurs, peut jouer un rôle clé en facilitant l’épanouissement de cette forme d’art. Cela pourrait se traduire par des subventions pour les événements culturels, des formations pour les artistes, la mise en place d’infrastructures adaptées (comme des espaces de scène et de création), ainsi que la reconnaissance officielle de la pratique du slam comme une forme artistique à part entière. Encourager le développement de la culture du slam à travers des festivals ou des programmes éducatifs peut aussi aider à renforcer l’impact social et culturel de cette discipline en RDC », a-t-elle conclu.

Signalons qu’actuellement plusieurs slameurs participent au changement positif de la société africaine, particulièrement en République Démocratique du Congo, où ils dénoncent sans cesse les actes de violences, à l’instar du phénomène « Kuluna » pour instaurer une paix durable dans la société. 

Ézéchiel NGAMANIA

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