Journée Internationale des familles : Quels sont les maux qui rongent les familles congolaises ?

La planète célèbre chaque 15 mai, la journée internationale des familles. Cette journée a été proclamée par l’Assemblée Générale des Nations Unies en 1993 avec la résolution A/RES/47/237 et reflète l’importance que la communauté internationale attache aux familles. C’est une occasion de promouvoir la prise de conscience sur les problèmes ayant trait aux familles, et augmenter les connaissances sur les enjeux économique, social et démographique qui pèsent sur les familles.

Et sur ce, la rédaction de Pourelle.Info s’est penchée sur la question en s’interrogeant sur les problèmes qui rongent les familles congolaises. Et il en ressort ce qui suit:

La société congolaise est composée à la quasi totalité de peuples bantous. Et chez les Bantous la famille est la cellule de base par excellence, avec de nombreuses valeurs. Mais au fil du temps, avec l’évolution du monde, l’évolution ou la régression du pays, on constate un grand changement voire des bouleversements au sein des familles. Elles ne sont plus aussi soudées qu’auparavant, n’ont plus les mêmes valeurs qu’il y a quelques décennies ou siècles conformément aux us et coutumes bantous.

Les familles congolaises sont confrontées notamment à des dislocations dues aux difficultés financières. Beaucoup d’hommes qui n’ont pas de travail décent ont du mal à vivre avec leurs femmes et enfants sur le même toit. Cette dislocation a inévitablement de l’impact sur l’éducation et l’encadrement de ces enfants. Et sur la complicité censé exister entre « parents et enfants ».

Leur scolarité est souvent mise à mal ; le savoir vivre et le savoir être aussi. Avec comme conséquence parfois, la dépravation des mœurs, le manque de cohésion et solidarité entre frères et sœurs issus de mêmes parents, la transformation de ces enfants en mauvais citoyens, certains deviennent des sans-abris, des enfants de la rue voire des  » kulunas  » (enfants voyous, brigands) .

L’une des causes de l’incapacité de parents à subvenir correctement aux besoins et à l’éducation de leurs enfants est aussi le manque de planification familiale. Avec un niveau et une qualité de vie peu enviable, les parents congolais dont la plupart vivent en deçà du seuil de pauvreté, ne prêtent pas assez attention au nombre d’enfants à avoir et surtout au moment où il faut les avoir. Ce qui donne à plusieurs de ces parents « beaucoup de bouches à nourrir ». Une mentalité de pauvres qu’il faut bannir.

Hormis ces problèmes nous pouvons citer également l’absence des programmes télé (sur la plupart des chaînes locales et mêmes étrangères captées à Kinshasa) capables de réunir parents et enfants au même moment au salon, car des programmes diffusés actuellement « froissent la pudeur ».

Dave Ngonde

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