Accusée d’avoir porté atteinte à l’image des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) à travers une photo privée prise en prélude de son mariage religieux où elle échange un baiser avec son futur époux, l’adjudant Sarah EBABI EBADJARA a défendu son honneur et sa loyauté lors de son procès devant le tribunal militaire.

Après dix années de service au sein de l’armée, la jeune militaire a affirmé n’avoir jamais posé d’acte susceptible de ternir l’image de l’institution.
« Je suis d’une bonne famille, issue d’une très bonne éducation et de valeurs morales. J’ai servi l’armée avec amour, avec bonté et avec beaucoup de volonté », a-t-elle déclaré devant les juges, le ministère public et les médias.
Engagée dans les FARDC à l’âge de 19 ans, Sarah EBABI a rappelé avoir laissé derrière elle un fils alors âgé de deux ans pour se consacrer au service de la nation.
« Aujourd’hui, je me vois jugée pour quelque chose qui ne vient pas de moi. Mon mot de la fin, c’est la justice. Dieu est au-dessus, et sur terre, c’est le tribunal. Si la cour m’acquitte, je rendrai grâce à Dieu. Si elle me condamne, je rendrai toujours grâce à Dieu, qui est le maître de temps et des circonstances », a-t-elle ajouté, visiblement émue.

La prévenue a également évoqué les deux cérémonies prévues à l’occasion de son mariage, qui devaient, selon elle, mettre à l’honneur une femme militaire, soulignant la présence de plus de 400 personnes venues témoigner leur soutien.
En dix ans de service, Sarah EBABI a incarné une image positive et exemplaire des FARDC, inspirant de nombreux jeunes, hommes et femmes, à s’engager pour la patrie.
Au-delà de son cas personnel, cette affaire relance le débat sur la proportionnalité des sanctions disciplinaires au sein de l’armée et sur la nécessité de préserver la dignité des soldats qui consacrent leur vie à la défense de la nation.
Ézéchiel NGAMANIA
