La Coordonnatrice provinciale du COFERD, Collectif des Femmes Rurales  pour le Développement , section du Kasaï a , dans une interview exclusive accordée à notre média, samedi 08 Juillet 2022, parlé de l’expérience réussie de la Masculinité positive,  « He For She », avec plus de 200 policiers qui ont récemment suivi la formation à Mbujimayi, au Kasaï Oriental.

Selon la Coordonnatrice Aurélie Mbombo, « Au retour de la formation, une enquête faite sur ces policiers, et aux alentours d’eux, prouve qu’ils ont foncièrement changé leurs comportements. Ils sont devenus des acteurs de la masculinité positive et ont compris que les femmes ne peuvent pas tout faire seule du ménage jusqu’aux devoirs conjugaux : préparer, puiser de l’eau , nettoyer, laver, lessiver et au finish satisfaire l’homme….de changements considérables, mais les séances de sensibilisations doivent continuer ».

La Coordonnatrice provinciale de COFERD , a relevé que le chronogramme de sensibilisation est en vue pour produire d’autres champions de la masculinité positive. « En premier, ce sont les Chefs Coutumiers qui seront formés sur cette question de la masculinité positive, pour qu’à leur tour, ils puissent répercuter cette formation à leurs administrés, en bousculant les us et coutumes, surtout de l’espace kasaïen, pour produire plus de champions en masculinité positive » a dit Aurélie Mbombo.

Par ailleurs , elle a décrit positivement l’expérience de l’entrepreneuriat  féminin, dans la commune de Tshikapa, dans un sens très stimulant : « Nous sensibilisons les femmes à embrasser l’entrepreneuriat  féminin ,pour se rendre autonomes. Nous les formons en la fabrication des savons noires, en pâtisserie… les autres femmes qui se veulent battantes vont même loin, dans cette sphère entrepreneuriale, en Zambie, pour acheter des poules, capables de produire des œufs sur place à Tshikapa. Hier , c’était l’expérience de la seule femme Carine Kanyinda, aujourd’hui , beaucoup de femmes lui ont emboîté les pas…elles sont devenues nombreuses dans le domaine de la vente d’œufs ».

Ce stimulus en entrepreunariat féminin, selon, la Coordonnatrice Aurélie Mbombo, C’est « pour rendre la femme autonome ; la protéger contre toutes formes de violences exercées sur elle quand elle est totalement  dépendante ».

Sur cette question , des violences sexuelles et basées sur le Genre, des violences conjugales, des mariages forcés et précoces, la Coordonnatrice Aurélie Mbombo a dit que sa structure COFERD, avec l’appui du BCNUDH, de l’Onufemmes  et de l’Unfpa, continue avec la sensibilisation selon la Résolution 2250 et 1325 pour les jeunes, avec les différents plaidoyers pour que la femme soit prise en considération. La difficulté majeure pour les violences conjugales, a-t-elle conclu, c’est « la peur des femmes de dénoncer les violences qu’elles subissent dans leurs foyers. Ce qui rend difficile les données statistiques des cas documentés. C’est l’un des points forts de Sensibilisation des femmes, les amener à dénoncer les cas de violences conjugales ».

Jean Pierre Katenda

2 réponses

  1. Bravo .femme level pour defendre ta liberte. Fin a l exploitation feminine ,egaliter de droits sociaux entre l home et la femme .tous fille et garcon egaux sur le plan social..l oiseau a besoin de deux ailes pour voler cad masculin et feminin .avec une aile l oiseau ne peut pa voler loin .merci beaucoup .

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