En ce mois dédié à la campagne Octobre Rose, les jeunes femmes insistent sur l’importance de faire du dépistage une culture pour prévenir le cancer du sein, sans attendre l’apparition des premiers symptômes. Mais entre la volonté de se faire dépister et le passage à l’acte, plusieurs barrières peuvent se dresser.

Pour Dorcas-Loura NGOY, coordonnatrice nationale de Binti wa Congo ASBL, le dépistage est avant tout « un acte de responsabilité envers sa propre santé ».
Être jeune, estime-t-elle, ne signifie pas être à l’abri. Elle encourage les jeunes femmes à développer une véritable culture de prévention, notamment en apprenant à connaître leur corps et à rester attentives aux changements qui peuvent survenir.

Dorcas-Loura NGOY exhorte à ne pas attendre l’apparition des symptômes pour prendre sa santé en main.
Pour cette jeune femme, parler du dépistage sans peur ni tabou permet d’encourager les femmes à agir avec vigilance et responsabilité.
« La prévention, c’est aussi se donner une chance d’agir à temps et de préserver son avenir », souligne-t-elle.
De son côté, Merry KAPULA, coordonnatrice de Hope Live, évoque notamment le manque d’information, la peur du résultat, le coût des consultations et des examens, ainsi que les difficultés d’accès aux structures de santé. À cela s’ajoutent la peur du regard des autres, les problèmes de confidentialité, les tabous culturels et familiaux.

Elle plaide pour une sensibilisation pérenne allant bien au-delà de la campagne Octobre-Rose. Merry KAPULA appelle les structures sanitaires à permettre aux femmes d’accéder au dépistage tout au long de l’année, afin que la prévention devienne une démarche régulière plutôt qu’une initiative ponctuelle.
Naomie KIDIENGA, présidente de la structure Appel du cœur (APC), confie ne pas avoir été directement confrontée à un cas de cancer du sein dans son entourage. Elle indique toutefois que cela ne devrait pas constituer une raison de négliger sa santé mammaire. Elle invite les jeunes femmes à prendre leur santé au sérieux et à se faire consulter en cas d’apparition d’une anomalie.

À travers ces témoignages, ces jeunes femmes rappellent que faire du dépistage un réflexe, lever les tabous et faciliter l’accès aux soins pourraient contribuer à renforcer une véritable culture de prévention.

Germaine BAKAMBANA
