Le ministère du Genre, Famille et Enfant a ouvert, mercredi à Kinshasa, une session de formation de deux jours en faveur des membres des cellules sectorielles genre de l’administration publique. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du programme de renforcement des capacités des acteurs publics pour une meilleure intégration de l’approche genre dans les politiques nationales.

Cette activité intervient après les formations récemment organisées à l’intention des secrétaires généraux ainsi que des Directeurs des Études et Planification. L’objectif poursuivi est de permettre aux administrations publiques de mieux prendre en compte les réalités et besoins spécifiques des femmes et des hommes dans l’élaboration des projets et programmes sectoriels.

Les travaux sont animés par deux expertes en genre, Marcella et Chantal Mushiku, qui accompagnent les participants dans l’apprentissage des outils et mécanismes liés à l’intégration du genre dans la gouvernance publique.
Au cours de la première journée, plusieurs thématiques ont été développées, notamment les notions fondamentales liées au genre, la distinction entre le sexe et le genre ainsi que l’impact des stéréotypes dans la société et au sein des institutions publiques.
Intervenant devant les participants, l’une des formatrices a rappelé que les stéréotypes constituent des idées préconçues souvent à l’origine des discriminations et des inégalités, particulièrement dans le monde professionnel.

Les échanges ont également porté sur le cadre juridique de la promotion du genre ainsi que sur les principes de la budgétisation sensible au genre. Des travaux en groupe ont permis aux participants d’identifier plusieurs pratiques et perceptions qui freinent encore l’évolution professionnelle des femmes dans l’administration publique.
Cette formation met un accent particulier sur l’élaboration des plans d’action sectoriels destinés à renforcer l’intégration du genre dans les politiques publiques. À travers cette démarche, le ministère du Genre entend promouvoir une administration plus inclusive et favorable à l’égalité entre les femmes et les hommes.
Clôturant cette première journée, la secrétaire générale au Genre, Esther Kamwanya, a invité les membres des cellules sectorielles à faire de cette session une opportunité pour impulser un changement durable au sein de l’administration publique congolaise.
Aggee CHUGA
