À Kinshasa, une initiative majeure en faveur de l’entrepreneuriat féminin, « l’Observatoire Pour Elles », a été officiellement lancée le lundi 27 avril 2026 à travers une table ronde inaugurale organisée à Silikin Village.

Placée sous le thème « Entreprendre au féminin en RDC : déconstruire les stéréotypes pour transformer l’avenir », cette rencontre avait pour ambition de poser les bases d’une réflexion approfondie sur les défis et les opportunités liés à l’entrepreneuriat des femmes en République démocratique du Congo.

Réunissant des experts, des professeurs d’université et des acteurs du développement, l’événement a constitué un cadre d’échanges à la fois scientifique et humain.

Une table ronde inaugurale riche en échanges.
Dans une atmosphère conviviale propice à la réflexion, la première table ronde de l’Observatoire Pour Elles s’est déroulée durant toute la matinée.
Le programme a débuté par un mot de bienvenue, suivi du mot d’ouverture, ainsi que de la présentation du projet «Observatoire Pour Elles » par Elie N’SANA, professeur à l’Université de Kinshasa, expert en entrepreneuriat pour Louvain Coopération et chef de projet de l’Observatoire Pour Elles.

Il y’a eu ensuite l’intervention de Marguerite NZUZI KENGE, sociologue experte en genre engagée dans l’accompagnement des femmes entrepreneures et membre de l’Observatoire Pour Elles, autour d’un sujet important : «Regards croisés : état des lieux, rétrospective et perspectives de l’entrepreneuriat féminin en RDC », avant de laisser place à une session d’échanges enrichissants avec les participants.

Une mobilisation de l’écosystème entrepreneurial
Cette activité, qui a réuni des experts, des universitaires, des incubateurs, des entrepreneurs ainsi que divers invités de l’écosystème entrepreneurial en RDC, a permis un apport collectif significatif. Chaque partie prenante a été invitée à partager son point de vue sur l’avenir de l’entrepreneuriat féminin à l’horizon 2035, notamment sur les plans des mentalités et de la culture, des structures d’accompagnement, des politiques publiques, ainsi que de l’éducation et de la transmission.

Une prestation de slam, assurant la restitution de la journée, a été faite par Florence META, avant la clôture marquée par le mot de Allegra KABAMBA, chercheure postdoctorale et coordinatrice scientifique du projet.
Un projet structuré et soutenu par des partenaires
Il convient de rappeler que l’Observatoire national de recherche sur l’entrepreneuriat féminin en RDC est un projet sur lequel Louvain Coopération et Ovation RDC ont travaillé pendant plusieurs mois avant son lancement.
Cette première table ronde a été organisée avec l’appui du projet « Pour Elles», porté par l’Agence française de développement et Expertise France.

« Aujourd’hui, cette première table ronde a permis de réunir les différents acteurs de l’écosystème entrepreneurial congolais afin d’échanger sur l’évolution de l’entrepreneuriat féminin en RDC, mais aussi sur les actions à mener pour qu’à l’horizon 2035, il y ait une réelle progression en termes d’impact et de résultats concrets », a déclaré Goretti KAT, maîtresse de cérémonie de la journée, communicatrice, formatrice et entrepreneure dans le secteur du sport et de la culture, ainsi que membre de l’équipe Ovation RDC.
Des perspectives ambitieuses pour 2035
« De nombreuses autres activités et tables rondes sont prévues dans ce sens.

L’Observatoire mettra à la disposition des acteurs de l’écosystème des données analysées sur l’entrepreneuriat féminin afin de faciliter la prise de décision, tant pour les décideurs publics que pour les acteurs de terrain, les incubateurs et les entrepreneurs. Plusieurs programmes, activités et ressources seront ainsi déployés dans le cadre de ce projet », a-t-elle ajouté.
Notons que l’Observatoire Pour Elles est un organe de veille stratégique au service de l’écosystème : une plateforme autonome dédiée à la production de connaissances et au plaidoyer en faveur de l’entrepreneuriat féminin en RDC.

Il s’articule autour de trois missions principales, résumées en trois verbes : Comprendre, afin de produire des connaissances fiables ; Sensibiliser, pour déconstruire les stéréotypes de genre ; et Agir, afin d’orienter les politiques publiques et les structures d’accompagnement.
Divine LUKOMBO
