Les médias publics et privés de la République démocratique du Congo (RDC) ont été appelés mercredi, par une professionnelle de la danse, à valoriser et à veiller à l’image positive des danseuses sur toute l’étendue du territoire national, afin de briser les stéréotypes auxquels elles font face, à l’occasion de la Journée internationale de la danse célébrée le 29 avril de chaque année.

« Pour moi, la Journée internationale de la danse représente un moment de reconnaissance pour un art souvent sous-estimé. Je pense que, pour donner à la danse la place qui lui revient, les médias doivent promouvoir une image positive des danseuses (…). Nos médias, qu’ils soient publics ou privés, doivent jouer un rôle déterminant dans la construction des mentalités, pour une meilleure perception de celles qui pratiquent la danse », a déclaré Zuma Nsona Raphy, danseuse au Ballet national congolais.

« Lorsqu’ils diffusent une image réductrice des danseuses, ils renforcent des stéréotypes injustes. Promouvoir une image positive, c’est montrer leur discipline, leur talent et leur engagement professionnel. C’est aussi valoriser la diversité des styles, du classique aux danses urbaines et traditionnelles », a-t-elle ajouté.
D’après elle, les médias peuvent également donner la parole aux danseuses afin qu’elles racontent elles-mêmes leurs parcours.

« Mettre en lumière leurs réussites contribue à inspirer les jeunes générations. Cela permet également de faire reconnaître la danse comme un véritable métier. Une représentation équilibrée aide à lutter contre les préjugés persistants. Les journalistes et créateurs de contenu ont donc une responsabilité importante. En changeant le regard du public, les médias participent à une évolution positive de la société », a-t-elle précisé, d’un ton confiant.

Un conseil aux personnes qui sous-estiment les femmes danseuses
Zuma Nsona Raphy a profité de cette interview exclusive accordée à PourElle.info, média féminin de référence, pour prodiguer un conseil aux personnes qui pensent que les danseuses sont des femmes faciles et manipulables.

« La danse est une discipline exigeante qui demande rigueur et engagement. Les danseuses sont des professionnelles qui méritent respect et considération. Respecter les artistes, c’est aussi respecter sa culture », a-t-elle souligné.
La Journée internationale de la danse, célébrée chaque 29 avril depuis 1982, est un événement mondial initié par le Comité international de la danse de l’Institut international du théâtre (ITI), partenaire de l’UNESCO. Elle commémore l’anniversaire de Jean-Georges Noverre (1727-1810), créateur du ballet moderne.

Son objectif principal est de célébrer la danse, de promouvoir cet art universel et de rassembler les peuples au-delà des barrières politiques, culturelles et ethniques.
Ezéchiel NGAMANIA
