Le gouvernement congolais a levé l’alerte nationale liée à l’épidémie de Mpox (anciennement variole du singe), mettant fin à l’urgence de santé publique après plus de deux ans de mobilisation.
Le ministre de la Santé, Samuel Roger Kamba, a indiqué que la décision repose sur la baisse notable des cas et le contrôle de la propagation, tout en soulignant que le virus n’est pas complètement éradiqué.
Depuis décembre 2022, plus de 120 000 cas suspects et environ 2 254 décès ont été recensés. Les mesures de riposte ont inclus surveillance, dépistage, prise en charge des patients et campagnes de vaccination ciblée.

À l’échelle internationale, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) avait déclaré le Mpox urgence de santé publique de portée internationale en août 2024, avant de lever ce statut pour l’Afrique en septembre 2025, grâce à l’amélioration de la situation épidémiologique.
Cette levée intervient quatre mois après la fin de l’épidémie d’Ebola en RDC, déclarée active en septembre 2025 et considérée comme maîtrisée à la fin de l’année.
Les autorités rappellent que la fin de l’alerte ne signifie pas la disparition du virus, mais que la menace épidémique n’exige plus de mesures d’urgence. La surveillance et les capacités de réponse restent maintenues pour prévenir toute nouvelle flambée.
Les femmes face au Mpox
Durant la crise, les femmes ont joué un rôle central : infirmières, agentes de santé communautaire, mais aussi mères de famille responsables de la prévention au sein des foyers. Elles ont été particulièrement exposées, en raison de leur rôle dans les soins et l’accompagnement des malades.
La fin de l’alerte nationale est donc perçue comme un soulagement pour elles, mais aussi comme une reconnaissance implicite de leur contribution à la lutte contre l’épidémie. Plusieurs organisations féminines appellent à renforcer l’accès des femmes aux formations sanitaires et aux campagnes de sensibilisation, afin de consolider les acquis et prévenir toute résurgence.
Aggée CHUGA
