À Kinshasa, les jeunes filles s’imposent de plus en plus dans les filières scientifiques grâce à des initiatives novatrices telles que le concours “Math au féminin”.
Porté par la LIZADEEL, en partenariat avec le ministère de l’Éducation nationale et de la Nouvelle citoyenneté ainsi que la Fondation Airtel, ce programme vise à éveiller l’intérêt pour les mathématiques dès le secondaire, tout en combattant les stéréotypes de genre encore très présents dans les carrières scientifiques.

Lancée le 20 mars 2026, la troisième édition du concours connaît une mobilisation exceptionnelle : pas moins de 400 élèves issues de différents réseaux scolaires ont participé à la première phase, réparties dans les cinq provinces éducationnelles de la capitale. Une participation massive qui témoigne de l’engouement croissant des jeunes filles pour les mathématiques.

La deuxième phase, organisée le 27 mars, a réuni 250 candidates, soit 50 par province. Les épreuves se sont déroulées dans plusieurs écoles emblématiques : l’Athénée de la Gombe (Lukunga), le Lycée Motema Mpiko (Funa), l’ITC Ndjili (Tshangu), le Complexe scolaire Cardinal Monsengwo (Mont Amba) et l’école Maman Sifa (Plateau).

Pour Esther KAY, coordonnatrice du projet, l’édition 2026 marque un tournant :

« Le niveau des participantes est remarquable. Nous avons même accueilli plus de candidates que prévu lors de cette deuxième phase. Cela prouve que les jeunes filles sont non seulement intéressées, mais aussi bien préparées », souligne-t-elle.
La compétition se poursuit avec une troisième phase prévue le 3 avril prochain. Celle-ci regroupera 150 participantes, avant une sélection finale des 100 meilleures. Pour la première fois, les épreuves finales se tiendront sur un site unique, réunissant toutes les provinces éducationnelles : un symbole d’unité et d’excellence.

Au-delà de la performance académique, “Math au féminin” ambitionne de réduire les inégalités de genre dans les sciences et d’encourager les vocations féminines dans les domaines STEM (sciences, technologies, ingénierie et mathématiques). À la clé, des bourses universitaires offertes par la Fondation Airtel pour les lauréates.

À travers cette initiative, la LIZADEEL ne se limite pas à organiser un concours : elle construit un véritable tremplin pour une génération de jeunes Congolaises appelées à devenir les scientifiques, ingénieures et innovatrices de demain.
Germaine BAKAMBANA
