Kinshasa a été le théâtre d’un drame familial d’une rare gravité cette semaine. Jugé en procédure de flagrance lors d’une audience foraine organisée à Kisenso, ce jeudi 26 février 2026, Josué KASONGO a été condamné à la peine capitale par le Tribunal de Grande Instance de Kinshasa/Matete pour le meurtre de sa mère biologique, assorti d’actes qualifiés d’anthropophagie par le ministère public.

Un conflit familial à l’origine du drame
Selon les éléments présentés au tribunal, le drame serait survenu à la suite d’une dispute liée à une dette estimée à 10 000 dollars américains. L’accusé, récemment refoulé d’Europe d’après plusieurs sources locales, aurait ôté la vie à sa mère au domicile familial.

Ce sont les voisins, inquiets après avoir constaté une situation inhabituelle et alertés par une odeur suspecte, qui ont saisi les autorités. La police est intervenue et a procédé à l’interpellation du suspect.
Une audience publique très suivie
Le procès s’est tenu en audience foraine à Kisenso, devant une foule nombreuse. Le ministère public a requis la peine capitale , qualifiant les faits d’une extrême gravité. L’accusé ayant reconnu les faits, le Tribunal de Grande Instance de Kinshasa/Matete a prononcé la condamnation à mort conformément aux dispositions légales en vigueur.

Cette décision remet sur la table le débat autour de l’application effective de la peine capitale en République démocratique du Congo, pays où elle demeure prévue par la loi.
Une tragédie qui interpelle la société
Au-delà du verdict, ce drame pose des questions profondes sur les tensions familiales, les difficultés économiques et les enjeux de santé mentale dans un contexte social fragile.
Pour les défenseurs des droits des femmes, cette tragédie rappelle que le foyer, censé être un espace de protection, peut parfois devenir un lieu de violence. Elle souligne l’urgence de renforcer les mécanismes de prévention des conflits familiaux, d’accompagnement psychologique et de protection des femmes, y compris au sein de leur propre domicile.

Derrière les faits judiciaires, il y a la disparition brutale d’une mère figure centrale dans de nombreuses familles congolaises. Un drame qui appelle à une réflexion collective sur la prévention des violences intrafamiliales et la nécessité d’un encadrement social plus structuré.
MMK
