À l’occasion de la Journée internationale de la jeune fille célébrée le 11 octobre de chaque année , Maguy MBUKU MUZEMBE, plus connue sous le nom de Molobeli ya Basi (« la porte-voix des femmes »), a organisé ce samedi une conférence privée en ligne sur WhatsApp autour du thème : « Et si on écoutait enfin les filles ? »
Cette initiative personnelle de la journaliste et activiste des droits des femmes visait à offrir un espace d’expression libre et bienveillant aux jeunes filles, afin de les encourager à parler de leurs réalités, leurs défis et leurs rêves.

Au total, 34 jeunes filles issues de plusieurs villes du pays : Kinshasa, Lubumbashi, Butembo, Kisangani et Goma, ont pris part à ce moment d’échange interactif et inspirant.
Des discussions sincères et révélatrices
Trois grandes questions ont guidé les échanges:
Quoi aimeriez-vous changer dans votre entourage en tant que jeune fille ?
Quels sont les problèmes individuels rencontrés par chacune d’entre vous ?
Quelle est votre perception de la personne et du parcours de Madame Maguy Mbuku ?
Les participantes ont partagé sans filtre leurs expériences, leurs frustrations mais aussi leurs espoirs.
Si Alicia, de Butembo, a évoqué les difficultés rencontrées par les jeunes filles dans sa région et souligné que « chaque fille peut contribuer au retour de la paix si elle croit en son rôle » , La Grâce, étudiante à l’UPC, par contre a parlé du manque d’esprit entrepreneurial dans son quartier et encouragé ses pairs à « entreprendre pour devenir des modèles ».
Et de son côté, Harline MANGALA a dénoncé «la limitation des filles dans les familles et la confusion qu’elles ressentent face aux multiples attentes sociales », tout en évoquant « le phénomène des influenceuses qui déroutent certaines jeunes filles sur les réseaux sociaux ».
Des témoignages poignants sur les réalités féminines
Les échanges ont aussi mis en lumière les nombreux obstacles que rencontrent les jeunes filles notamment : le harcèlement en milieu professionnel, la stigmatisation des jeunes filles mères, le silence des parents sur les sujets tabous, et les manipulations sentimentales menant souvent à des déceptions profondes.
Certaines participantes, comme Awina, ont souligné « la nécessité d’éduquer les filles à parler ouvertement des sujets liés au corps, à la sexualité et à la confiance en soi ».

Un dialogue franc avec Maguy Mbuku
Les jeunes filles ont aussi interpellé Maguy Mbuku sur la place de la femme dans le couple et la société :
« En tant que jeune fille célibataire ambitieuse, notre réussite dépend-elle obligatoirement de la qualité du conjoint que nous aurons ? »
À cette question, la journaliste et femme engagée pour la cause féminine et Directrice générale de Pourelle Group a répondu avec sincérité :
« La réussite d’une femme ne dépend pas d’un homme. Elle commence par la connaissance de soi, la discipline et la vision. Le mariage ne doit pas être une condition, mais un choix. »
Des conseils forts pour l’avenir
Avant de clôturer la conférence, Maguy Mbuku a encouragé les participantes à croire en elles et à oser rêver grand : « Ne laissez personne éteindre vos ambitions »
« Votre voix compte. Faites-en un outil de changement. »
« La stigmatisation ne vous définit pas. C’est votre courage qui parle pour vous. »
À travers cette initiative, Maguy Mbuku Molobeli ya Basi continue d’incarner sa mission de porte-voix des femmes et des filles, en créant des espaces d’échange, de solidarité et de prise de conscience.
Une conférence marquante, qui pour a permis à 34 jeunes filles de se sentir enfin écoutées, valorisées et inspirées.
Christian MUKAYA
