Le monde célèbre chaque 10 septembre la journée de la prévention du suicide. Il est question de sensibiliser et mobiliser la communauté internationale autour de la prévention du suicide.
Depuis 2003, cette journée donne lieu à diverses actions et initiatives à travers le monde.

À cette occasion, POURELLE.INFO s’est entretenu avec Ornela MALEMBE N’KRUVEN, médecin, présidente de l’ONG SADEFE(Santé et Développement de la Femme et de l’Enfant), et initiatrice du forum WhatsApp “Femme et Santé”, pour parler de la prévention du suicide chez les jeunes filles.

Elle nous a d’abord énumérés quelques causes principales de détresse qui mènent au suicide:
« Les maladies mentales comme la dépression ou les troubles anxieux, l’isolement social poussant à la solitude, la violence domestique ou les abus, la pression économique telle que le chômage, la pauvreté et les dettes, sont les principales raisons qui poussent au suicide. Nous pouvons également cités les traumatismes non résolus : la perte d’un être cher, les guerres, les catastrophes, les addictions à l’alcool ou aux drogues ou encore le manque d’accès aux soins psychologiques», a-t-elle cité.
Tous ces facteurs s’ils ne sont pas détectés et soignés peuvent pousser une personne au bord du précipice.
En ce qui concerne les jeunes filles, Dr. Ornela MALEMBE affirme que plusieurs sont soumises à des réalités qui peuvent les pousser à penser à mettre fin à leurs vies notamment :

« une pression sociale et scolaire : peur de l’échec, comparaisons sur les réseaux sociaux, des grossesses non désirées, une dépression non détectée ou non traitée, un manque d’estime de soi, des conflits familiaux (absence de dialogue, rejet ou manque d’amour) etc. »

Des actions concrètes pour accompagner et prévenir
En tant qu’activiste engagée au sein de son ONG, le médecin Ornella MALEMBE et son équipe mettent en œuvre plusieurs initiatives concrètes pour soutenir les jeunes filles en situation de vulnérabilité mentale. Parmi celles-ci :

- L’écoute et l’accompagnement psychologique individuel,
- La sensibilisation dans les écoles, églises et en ligne,notamment via leur forum WhatsApp « Femme et Santé »,
- L’organisation d’ateliers sur l’estime de soi,
- Des formations professionnelles pour l’autonomisation des jeunes filles.
Pour prévenir efficacement le suicide chez les jeunes filles, elle propose quelques pistes de solutions en insistant sur une approche globale impliquant :

o Le soutien familial : créer un espace de dialogue ouvert, développer un esprit d’écoute à la maison et détecter les signes de mal-être afin d’apporter rapidement de l’aide;
o Le soutien institutionnel : intégrer des programmes d’éducation autour de la santé mentale dans les écoles et renforcer les dispositifs de protection contre les violences basées sur le genre afin de garder les jeunes filles à l’abri des abus tels que le mariage forcé etc ;
o Le soutien communautaire : impliquer les leaders communautaires et religieux pour briser le tabou autour de la santé mentale.
Divine LUKOMBO
