La rentrée scolaire en République démocratique du Congo est officiellement fixée au 1ᵉʳ septembre 2025. L’annonce a été faite par le Ministère de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Technique (EPST), dirigé par Raïssa MALU. Il a présenté une série de mesures visant à assainir le système éducatif et à alléger le fardeau des familles congolaises.

Parmi les principales réformes retenues : Interdiction de l’achat obligatoire d’uniformes dans les écoles afin de lutter contre les pratiques commerciales abusives qui pèsent sur le budget des parents ; Fixation du minerval en franc congolais, mettant fin aux paiements en dollars, cette mesure vise à renforcer la souveraineté monétaire et à protéger le pouvoir d’achat des familles ; Inscription gratuite et sans test d’admission, pour favoriser une éducation réellement inclusive et accessible à tous les enfants, sans discrimination ; Interdiction du paiement anticipé du minerval, afin d’éviter les pressions financières injustifiées et de permettre aux ménages de mieux gérer leurs ressources.

Ces réformes, saluées par plusieurs acteurs de la société civile, traduisent une volonté politique de rendre l’école plus accessible, équitable et transparente.
Toutefois, une question demeure : ces mesures seront-elles effectivement appliquées sur le terrain ? Les années précédentes ont montré que certaines écoles contournent les directives ministérielles, souvent faute de contrôles rigoureux.
Aussi, certaines écoles ont anticipé l’Etat en collectant bien avant le mois d’Août, les frais scolaires et ceux d’inscription.

La ministre Raïssa MALU a promis un renforcement des inspections scolaires ainsi que des sanctions contre les établissements récalcitrants. Toutefois, la réussite de ces réformes dépendra de la capacité des autorités à assurer leur mise en œuvre effective.
Wait and see!
Christian MUKAYA
