Le ministère des affaires étrangères de la République démocratiquedu Congo, dirigé par Thérèse KAYIKWAMBA WAGNER, a appelé le gouvernement kenyan au respect des procédures diplomatiques reconnues et établies. Un appel consécutif à la nomination d’un consul kényan à Goma, capitale martyre de la province du Nord-Kivu, encore sous occupation rwandaise. La diplomatie congolaise l’a fait savoir via un communiqué officiel parvenu à la rédaction de POURELLE.INFO.

« Le Gouvernement de la République démocratique du Congo a pris note d’informations rendues publiques par State House( Présidence de la République du Kénya) relatives à des nominations diplomatiques et consulaires proposées, incluant l’annonce de la désignation d’un Consul général pour Goma.
Kinshasa, s’attend à cet effet, à être saisi officiellement par Naïrobi, à travers les canaux diplomatiques officiels et y répondra exclusivement que par ces mêmes canaux, conformément aux règles de courtoisie et de respect mutuel ››, indique le communiqué.
Sur la base du respect mutuel et du respect du droit international établi, la République démocratique du Congo réaffirme sa souveraineté et demeure attachée à des relations bilatérales constructives avec la République du Kenya, ainsi qu’à la coopération régionale au sein de la Communauté de l’Afrique de l’Est.

Le Gouvernement rappelle en outre que la ville de Goma, située dans la province minière du Nord-Kivu, demeure sous-occupation illégale de l’AFC/M23, avec le soutien du Rwanda, situation caractérisée par des violations graves des droits humains contre des civils, y compris les femmes et les mineurs, comme l’a amplement documenté le récent groupe d’experts des Nations-Unies ainsi que le Haut-Commissariat des Nations-Unies aux Droits humains ( HCDH).

« Dans ce contexte, toute annonce relative à la désignation d’un consul à Goma, est particulièrement inappropriée et ne saurait être considérée sans l’aval des autorités congolaises », indique ledit communiqué .
Il sied de signaler également que Kinshasa a recommandé à Naïrobi, d’user de prudence dans sa communication publique, pour ne pas ouvrir la voie à des incompréhensions et pour prévenir les relations bilatérales entre leurs deux pays.
Ézéchiel NGAMANIA
