Les Nations Unies en République Démocratique du Congo saluent l’adoption de la circulaire n°1245 par le Gouvernement congolais, à travers le Ministère de l’Éducation Nationale et de la Nouvelle Citoyenneté, dirigé par Raïssa MALU.
Cette directive marque une avancée significative dans la lutte contre les discriminations liées à la grossesse en milieu scolaire. Elle vise à garantir un accès équitable et inclusif à l’éducation, notamment pour les jeunes filles confrontées à des grossesses précoces, souvent conséquence d’un manque d’autonomie corporelle et de violences basées sur le genre.

« Garantir le droit inaliénable à l’éducation pour toutes les filles, y compris celles confrontées à une grossesse, constitue une pierre angulaire de l’égalité des sexes et du développement durable.
Trop longtemps, des normes sociales restrictives et des violences ont compromis l’avenir éducatif de nombreuses jeunes filles, les empêchant de réaliser pleinement leur potentiel.
Ces nouvelles mesures marquent une avancée décisive vers plus de justice et d’autonomisation », a déclaré John Agbor, Coordonnateur résident du système des Nations Unies en RDC.
Un engagement aligné sur les Objectifs de Développement Durable
Cette mesure s’inscrit dans le cadre des Objectifs de Développement Durable (ODD), notamment les ODD 1 (Pas de pauvreté), 3 (Bonne santé et bien-être), 4 (Éducation de qualité), 5 (Égalité entre les sexes), 8 (Travail décent et croissance économique), 10 (Réduction des inégalités) et 16 (Paix, justice et institutions efficaces).
Elle s’aligne également avec les priorités du Cadre de Coopération pour le Développement Durable (CCDD) 2025-2029 des Nations Unies en RDC, qui vise à améliorer l’accès aux services sociaux de base, à renforcer la protection sociale et à promouvoir l’égalité des chances, en particulier pour les populations les plus vulnérables.
Des actions concrètes pour maintenir les filles à l’école
Les Nations Unies accompagnent le Gouvernement congolais à travers : des programmes de renforcement des capacités des acteurs éducatifs, la promotion du leadership féminin dans le système scolaire, l’accès à une éducation inclusive, intégrant des informations sur la santé sexuelle et reproductive et l’amélioration de la collecte de données via des enquêtes et des outils statistiques renforcés.
Une mobilisation collective attendue
Les Nations Unies encouragent également la société civile, les parents, les leaders communautaires et religieux à s’impliquer activement pour défendre le droit à l’éducation pour toutes et tous, et faire de l’égalité des sexes une réalité concrète en milieu scolaire.
Aggée CHUGA
