Depuis 2010, il est célébré chaque 10 juillet la Journée Mondiale des Femmes sans Voile. En cette année 2025, le média des femmes POURELLE.INFO, s’est intéressé particulièrement aux femmes musulmanes ayant fait le choix malgré le regard communautaire de ne pas porter le voile.

Aïcha EBENGA MOCTAR, fervente musulmane, étudiante en Master 2 Communication, Éducation et Développement à l’Université des Sciences de l’Information et de la Communication ( UNISIC ) à Kinshasa nous a partagés son point de vue sur le refus de porter le voile par certaines femmes musulmanes tout en mettant en avant l’importance du voile chez les femmes dans la religion musulmane.

« En tant que femme musulmane de naissance, je tiens à souligner que le voile (hijab) est une recommandation religieuse universelle pour toutes les femmes musulmanes, sans exception. Bien plus qu’un simple vêtement couvrant la tête, il est porteur de nombreux bienfaits, tant sur le plan physique que spirituel. Spirituellement, le voile représente une protection complète. Cette spiritualité se manifeste par la foi : au moment de le porter, on peut implorer Dieu de nous protéger de tous les maux, visibles et invisibles. C’est une connexion profonde avec le divin, une manifestation de soumission et de confiance. Physiquement, le voile agit comme une barrière. Il aide à repousser les comportements immoraux et les mauvaises intentions, tout en instaurant un sentiment de pudeur, de dignité et de respect de soi. Il confère une certaine personnalité et une valeur qui filtrent les interactions, assurant que seules les personnes respectueuses s’approchent de ces femmes musulmanes », a-t-elle expliqué.
Ella a également fait savoir que le voile est une “Prescription Divine”, Non “Un Choix Culturel” :
« Il est crucial de comprendre que le voile n’est ni une question de choix personnel, ni une coutume, une tradition ou une marque de modernisation. C’est une recommandation directe de Dieu, la Parole d’Allah. Cependant, vivre dans une société où les valeurs sont parfois confuses peut pousser certaines femmes musulmanes à abandonner le voile. Elles avancent des prétextes tels que la peur d’être « mises à l’écart » ou le désir de «ressembler à toutes les autres filles ou femmes ». Au sein de la famille, là où les valeurs islamiques sont généralement bien ancrées, il est souvent impensable d’envisager de ne plus porter le voile », a-t-elle confié.
Maryam LUZOLO, conseillère en clientèle dans une entreprise d’assurance et fille d’un imam musulman, a également partagé son témoignage sur son choix de ne pas porter le voile, malgré le regard de sa communauté.

« Étant la fille d’un imam, j’étais censée être l’exemple numéro un. Je portais le voile uniquement lorsque j’allais à la mosquée. Quand je croisais des musulmans dans la rue, leurs regards étaient pleins de jugement. Pour eux, je renierais ma foi et je ne méritais pas d’être la fille d’un imam. Ils pensaient que je faisais honte à mon père », a-t-elle confié.

Elle a également précisé que le port du voile n’est pas une obligation religieuse et qu’il n’y a pas de sanctions envers celles qui ne le portent pas :
« C’est une question de foi ou d’opinion. C’est simplement une Sunna, c’est-à-dire l’ensemble des traditions et pratiques du prophète Mahomet, qui constituent un modèle à suivre, mais sans caractère obligatoire », a-t-elle ajouté.
Rappelons que cette journée mondiale sans voile vise à rendre hommage aux femmes qui, dans des contextes spécifiques, choisissent de ne pas porter le voile, souvent au péril de leur sécurité. Elle rappelle l’importance du droit de choisir de se couvrir ou non, et à dénoncer les pressions sociales et politiques qui peuvent les contraindre à le faire. C’est une journée de solidarité avec les femmes du monde entier qui se battent pour leur liberté de choix, un combat qui n’est pas encore gagné à travers la planète.

Divine LUKOMBO

Un commentaire
Il est ardemment souhaitable que chaque être humain, sans la moindre exception, où qu’il vive, soit reconnu dans sa liberté, pleine, entière et inconditionnelle, de se vêtir comme bon lui semble. Toute contrainte, visant tant l’interdiction que l’imposition du voile islamique, émise par quelle autorité que ce soit, humaine, administrative, sociale, culturelle, pédagogique, religieuse, laïque, publique, politique ou autre, devrait être qualifiée de FAUTE sujette à SANCTION.