A l’ouverture de la 63e session du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies à Genève lundi 7 septembre, Volker TURK, haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, a affiché l’ambition de son bureau d’accroître la participation des femmes dans les processus de paix dans des pays en conflit, dont la RDC.

Pour lui, la participation des femmes dans les initiatives de sortie de crise figure parmi ses priorités.
« Nous nous efforcerons d’accroître la participation et le rôle des femmes dans les processus de paix », a déclaré Volker TURK lors de son intervention.
Ce haut-commissaire onusien rappelle le rôle historique joué par les femmes dans plusieurs processus de paix. Malgré ce rôle, elles sont, déplore-t-il, largement absentes des négociations, évoquant notamment le cas de la RDC.
Depuis la reprise des hostilités entre les FARDC et les rebelles de l’AFC-M23, soutenus par le Rwanda, dans la partie orientale de la RDC, plusieurs processus de paix ont été lancés : Nairobi, Luanda, Doha et Washington. Les négociations de Doha entre le gouvernement et l’AFC-M23 ont d’ailleurs été déplacées à Genève, où les deux parties ont convenu d’une nouvelle feuille de route pour accélérer la mise en œuvre de leurs engagements et faire progresser les négociations vers un accord de paix global.
Dans ces pourparlers, la participation des femmes est faible. Ce qui relance les débats sur l’application de la Résolution 1325, laquelle garantit pourtant une participation effective des femmes dans les processus de paix.
A l’approche du dialogue national, des associations de femmes de la société civile entendent bien jouer un rôle actif dans la résolution de la crise sécuritaire et politique.
Lors du Forum national des femmes pour une paix durable et inclusive, en août dernier, la ministre du Genre, Famille et Enfant, Micheline OMBAE, avait déjà appelé les femmes à se considérer comme des actrices à part entière dans les processus de paix. Pour elle, aucune paix durable ne peut se construire sans les femmes.
TM
