Renforcer la représentation des femmes à tous les niveaux des instances de décision. Cette question a été au centre des échanges lors de la tribune scientifique sur le genre, organisée mercredi 19 août au Town Hall de la Monusco à Kinshasa.

Lors des échanges, les participants ont estimé que cette représentation ne doit pas être limitée au nombre de femmes au Parlement et dans les assemblées provinciales. Le nombre, soulignent-ils, ne suffit pas pour évaluer les avancées en matière d’égalité.

« Nous devons aller au-delà du numérique. Combien de femmes avons-nous ? Cette question est importante, mais elle ne peut plus être la seule limite », a déclaré Pacifique NKUZI, ambassadeur de la masculinité positive et expert des questions de genre.
Il souligne la nécessité d’examiner la manière dont les questions de genre sont intégrées dans le fonctionnement des organes délibérants, évoquant notamment les deux chambres du Parlement, des assemblées provinciales et des conseils communaux.

« Ce n’est pas un cadeau qu’on va donner aux femmes. C’est une question existentielle de démocratie et de gouvernance », a insisté cet expert des questions de genre. Il appelle à des réformes susceptibles de renforcer la participation et les droits des femmes à tous les niveaux.
Lors des échanges animés par Clémentine SESANGA, chargée de programme GWPP à l’ONU Femmes, les participants ont indiqué que les dispositions favorables aux droits des femmes et à leur participation dans les instances de prise de décision souffrent encore d’application.
Tout en saluant les efforts du gouvernement dans la promotion de politiques de genre en RDC, ils appellent les autorités à poursuivre les efforts pour améliorer les politiques publiques, renforcer l’application des lois et favoriser une participation effective des femmes dans les espaces de décision.
Par ailleurs, cette tribune scientifique sur le genre a été organisée par le Bureau d’expertise électorale, genre et gouvernance locale, en partenariat avec la section genre de la MONUSCO, ONU-Femmes, le mouvement Rien Sans Les Femmes, la CTMP+ et le Panel d’experts de la résolution 225.
Aggée CHUGA
