La République démocratique du Congo a porté une voix ferme à la tribune des Nations Unies, mardi 14 juillet 2026, lors de la réunion de haut niveau consacrée aux minerais critiques pour la transition énergétique.
Au nom du gouvernement congolais, la ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, Thérèse KAYIKWAMBA WAGNER, a plaidé pour une profonde réforme de la gouvernance mondiale des ressources stratégiques, estimant que les pays producteurs ne peuvent plus se limiter au rôle de simples fournisseurs de matières premières.

La cheffe de la diplomatie congolaise a défendu une transition énergétique véritablement équitable, fondée sur la transformation locale des minerais, le transfert de technologies, le développement des infrastructures et un partage plus équilibré des richesses issues des chaînes de valeur mondiales.
Selon elle, la RDC entend désormais s’imposer en acteur industriel incontournable dans ce secteur stratégique.
Évoquant la situation dans l’Est du pays, Thérèse KAYIKWAMBA WAGNER a dénoncé l’exploitation illicite des ressources naturelles, s’appuyant sur les conclusions du Groupe d’experts des Nations Unies.
Elle a notamment mis en cause les transferts frauduleux de coltan en provenance des mines de Rubaya vers le Rwanda, estimant que ce trafic contribue au financement des groupes armés. La ministre a également regretté l’absence de sanctions visant les Forces de défense rwandaises, malgré les éléments avancés dans les rapports des experts de l’ONU.
À travers cette intervention, la RDC, qui assure la présidence du Conseil de sécurité des Nations Unies durant le mois de juillet, entend placer la gouvernance des minerais critiques au cœur des enjeux de paix, de sécurité et de développement durable.
Kinshasa appelle ainsi à une responsabilisation de l’ensemble des acteurs de la chaîne d’approvisionnement afin de renforcer la lutte contre la fraude, la contrebande et le financement des conflits.
Aggée CHUGA
