L’influenceuse Denise MUKENDI DUSAUCHOY a été arrêtée en Tanzanie dimanche 30 août, où elle séjournait, suite à un mandat d’arrêt délivré par les autorités judiciaires congolaises. Dans la nuit du lundi 31 août au mardi 1 septembre, elle a été extradée à Kinshasa.

Selon le communiqué du ministère de la Justice, le procureur général près la Cour de cassation avait, entre octobre et novembre 2025, adressé trois commissions rogatoires internationales à la justice belge.

Ces demandes avaient porté sur des dossiers pénaux ouverts au parquet de grande instance de Kinshasa/Gombe, impliquant Denise DUSAUCHOY et d’autres personnes.
Pour le ministère de la Justice, l’arrestation de DUSAUCHOY constitue un acte de procédure judiciaire et ne préjuge en rien de sa culpabilité. Il salue également la collaboration des autorités tanzaniennes dans l’exécution de cette mesure judiciaire. Denise DUSAUCHOY est une figure très controversée des réseaux sociaux.

En 2024, elle a connu un procès et une condamnation à trois ans de prison pour faux bruits, faux en écriture et injures publiques, avant d’obtenir une libération conditionnelle une année plus tard.
Depuis, l’influenceuse s’est installée à l’extérieur du pays et a adopté une posture d’opposante au président Félix TSHISEKEDI.
Dans ses publications, Denise DUSAUCHOY s’en prend vivement au Chef de l’Etat congolais et à son épouse, Denise NYAKERU, ainsi qu’à plusieurs responsables politiques à travers des attaques directes et des injures.

Cette arrestation de Denise Dusauchoy est un symbole fort de la fin de l’impunité au pays de Félix Antoine TSHISEKEDI.
La liberté d’expression est garantie par la constitution congolaise mais celle-ci ne donne pas droit aux dérapages vécus ce temps-ci sur l’espace numérique congolais.
TM
