Dans une lettre adressée au président Donald TRUMP et au secrétaire d’État Marco RUBIO, la représentante Linda T. SANCHEZ, vice-présidente du sous-comité Commerce et Moyens et 51 de ses collègues démocrates ont exprimé de sérieuses réserves concernant les négociations qualifiées de trop secrètes sur un accord potentiel entre les États-Unis d’Amérique et la République démocratique du Congo portant sur les minerais critiques que regorge le pays de Félix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO.

D’après la lettre, les signataires dénoncent l’absence de consultation du Congrès dans ce dossier stratégique, alors même que la situation liée à l’exploitation minière en RDC suscite de graves préoccupations en matière de droits humains, de conditions de travail et de dégradation environnementale. Ils mettent par ailleurs en lumière un conflit d’intérêt potentiel, car un proche allié politique de l’administration américaine – Gentry BEACH – serait impliqué dans les négociations pour l’accès à la mine de coltan de Rubaya, reconnue comme source de minerais de conflit.

Dans la lettre, les parlementaires appellent à établir un mécanisme de négociation transparent et participatif, impliquant explicitement le Congrès et les parties prenantes, en priorité les communautés locales affectées par l’extraction minière et les conflits. Ils sollicitent également un briefing officiel avant tout déplacement futur de représentants congolais à Washington.
Cet appel s’inscrit dans un contexte géopolitique tendu où les États-Unis d’Amérique souhaitent réduire leur dépendance vis-à-vis de la Chine, majoritairement impliquée dans le secteur minier congolais depuis des décennies. Selon des analystes, Pékin contrôle actuellement une part significative de la production de cobalt et de cuivre en RDC.
L’accord envisagé pourrait inclure des investissements massifs, estimés à plusieurs milliards de dollars – dans les infrastructures et les projets miniers congolais, conditionnés à des garanties de transparence, de traçabilité et de respect des droits humains et environnementaux.

En outre, une initiative récente de l’administration américaine a encouragé la mise en place de mécanismes de suivi conjoints, incluant la participation de la société civile congolaise, afin de garantir une traçabilité et une gouvernance responsables dans le secteur minier.

Notons que ce groupe de députés américains appellent à une posture plus responsable et transparente de la part du gouvernement fédéral dans ses négociations avec la RDC. En soulignant les risques humanitaires, environnementaux et éthiques, ils cherchent à garantir que les ressources stratégiques congolaises soient exploitées dans le respect des droits fondamentaux et au bénéfice des populations locales.
Christian MUKAYA
