Au cours d’un atelier de formation organisé mardi 20 octobre à Kinshasa, les journalistes ont été outillés sur les droits humains et le journalisme sensible au genre dans le cadre du projet « Amplifier la voix des femmes et des filles » (AVWG).

Organisée par Journalistes pour les droits humains(JDH), cette session a réuni 23 journalistes dans la salle Maïko, à l’immeuble Tembe na Tembe. Elle vise à renforcer leurs capacités à produire une information rigoureuse sur les droits humains et à améliorer la représentation des femmes et des filles dans les médias en RDC.

Une grille d’évaluation rapide comprenant cinq critères de contrôle d’une information sensible a été présentée aux participants lors des échanges.
Intervenant sur les fondamentaux des droits humains et le cadre du reportage, Me Lievin GIBUNGULA a évoqué cinq critères à vérifier avant de valider ou de diffuser un article.
« Le journaliste ou le rédacteur en chef doit s’assurer de valider les cinq critères de contrôle suivants : la fiabilité des sources, le respect du contradictoire, la rigueur lexicale, la sécurité des sources, et l’éthique et responsabilité, qui imposent de se demander si le reportage contribue à informer de manière objective sans inciter à la haine tribale, ethnique ou régionale », a-t-il expliqué.
Lucie NDUSI a, de son côté, mis l’accent sur les principes qui doivent guider le traitement de l’information.
Les participants ont également échangé autour du journalisme sensible au genre, notamment sur la nécessité de réduire les stéréotypes, de diversifier les sources et d’adopter une approche respectueuse des personnes concernées.
Au-delà des notions théoriques, la formation a encouragé les participants à appliquer ces principes dans leur pratique quotidienne. Les exercices prévus dans le cadre de la session ont notamment porté sur l’analyse de cas et la réécriture de contenus sous l’angle du genre, afin de mieux identifier les biais et les risques éthiques dans le traitement médiatique.
À travers cette initiative, JDH ambitionne de promouvoir un journalisme plus responsable, capable de rendre compte des réalités vécues par les femmes et les filles sans reproduire les discriminations ni exposer les personnes interrogées à des risques supplémentaires.

Cette démarche rappelle que la qualité de l’information ne se mesure pas seulement à l’exactitude des faits rapportés, mais aussi à la manière dont ils sont vérifiés, contextualisés et présentés au public.
Aggée CHUGA
