Kinshasa : Les filles de la rue victimes de violences au quotidien

Les enfants de la rue ne reçoivent aucun regard de la part des autorités congolaises.

Les filles surtout endurent non seulement les rudes conditions notamment des violences sexuelles et psychiques graves. L’une d’elles que nous avons rencontré sur l’avenue Mpolo Maurice dans la commune de la Gombe, a détaillée leur calvaire du quotidien.

Ces jeunes filles sont violées non seulement par leurs amis shégués mais aussi par des inconnus par menace.

« Je me suis retrouvée dans la rue ça fait 5 ans, alors que je n’avais que 14 ans aujourd’hui j’ai 19 ans. C’est difficile de vivre ici. On m’a premièrement violée par le chef de la bande de cette commune. Il m’a dit je me souviens, que c’était pour me souhaiter la bienvenue. Seule sans défense, je n’avais pas de choix », raconte Nadege connue sous le nom de « petite ya quartier ».

La violence est devenue mon quotidien, poursuit-elle. « Pour manger, avoir de quoi porter, et un endroit pour y passer la nuit, suis obligée de céder à leurs demandes, sinon je risques de me retrouver face à d’autres shegués plus dangereux que ceux d’ici. C’est notre peine en tant que fille de la rue », a-t-elle souligné.

Nadège révèle qu’elle n’a pas d’endroit sûr pour garder ses quelques habits, ni pour se doucher ou faire des petits besoins. Elle et ses amies se débrouillent si aujourd’hui elles se lavent dans l’un des caniveaux dans la commune de la Gombe, demain elles iront le faire peut-être vers le stade des martyrs où il y a un tuyau de la regideso qui a fuité.

Un quotidien difficile à vivre, qu’il pleuve ou qu’il neige. « Nous sommes délaissées, abandonnées à notre triste sort. Les autorités ne s’intéressent même pas à la situation que nous vivons. On a aussi droit à la vie même si nous sommes dans la rue », implore-t-elle.

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